jeudi 28 juin 2018

« la colline a des yeux. »


C’est le temps des croisades multiples et parfois inclusives et intersectionnelles.

   (au sens figuré : campagne d'opinion destinée à obtenir une modification des lois ou des comportements).

La croisade des enfants migrants puis viendra celle des enfants tout court.

La croisade des toxicomanes.

La croisade des migrants.

La croisade des expatriés.

La croisade des automobilistes.

La croisade de ceux-ci et ceux-là. Des femmes, des blancs, des noirs... des queers...

Jusqu’au plus petit dénominateur commun...

—— il y a toujours une notion de déplacement géographique et de quête de quelque chose...
Ou pour le moins un changement d'état ou d’identité ... concomitamment on pose des étiquettes éphémères...

Pourquoi vouloir tout déplacer ? Se déplacer ? Le voyage comme but ?
Non, en général c’est l’argent.

Quand on sera tous déplacés on sera tous Insécurisés, sans ancrage, perdus.

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Deux propos me choquent dans la vidéo :

1) des bidonvilles de toxicomanes

2) hébergement d’urgence pour les toxicomanes

—— le 1 c’est nouveau, vraiment ! Les « bidonvilles de toxicos » je ne connaissais pas.
J’ai déjà vu des « ghettos de toxicos » mais c’était des héroïnomanes américains.

Des gens s’agrègent pour fumer du crack ? Toutes populations confondues ? Nouveau.

—— le 2 c’est extraordinaire ! Nous vivons au quotidien avec des toxicomanes. Héroïne, cocaïne, crack, « speed » ... on ne le voit pas toujours. Les toxicomanes travaillent le plus souvent et ils se poudrent le nez discrètement...

Je ne pense pas que l’amateur de cocaïne du 16° nécessite un « hébergement d’urgence ».

——- ce qui est dit est biaisé. Un mensonge par omission ?

Les « crackers » du 18° sont le plus souvent des SDF et des migrants qui trouvent dans la drogue dite « dure » un échappatoire à leur malheureuse existence. Ils oublient leurs conditions.

Jusque dans les années 1960, la toxicomanie était considérée comme « maladie mentale ».
C’est vrai si elle anihile toute interaction avec le monde extérieur mais pas plus qu’un burn out.
Sinon, demandons à un aficionado de rails de coke s’il est fou... la réponse sera non, triple non.

Le gros souci sanitaire que je vois en premier c’est le spread des maladie vénériennes.

Les gamines et et les vieilles prostituées des « boulevards extérieurs » doivent être dans un état lamentable....

Avec ce problème de grande misère ils font comme d’habitude : ils détruisent des camps qui se reforment deux jours après là ou ailleurs.

J’espère que ces personnes pourront se doucher et dormir au moins une nuit dans un lit.

Dès ce soir les toxicomanes seront à Marcadet et à Gare du Nord, en troupal.




La colline a des yeux. 1977

Je l’ai revu en 2017, pas pris une ride !

;)