samedi 30 juin 2018

GPA : envisager directement l’éprouvette !

Drôle d’histoire révélée par Le Parisien, que celle de ce petit garçon de 5 ans. Depuis sa naissance, en mars 2013, il est au cœur d’une bataille judiciaire entre deux couples.
Tout commence en 2012 lorsque sa mère est démarchée sur un site de petites annonces par un couple homosexuel.
Contre 15 000 €, elle accepte d’être la mère porteuse du couple. Mais elle disparaît juste avant l’accouchement, laissant croire par la suite au père biologique, et à son compagnon que le bébé est mort-né.
Sauf que dans la réalité, elle a revendu 15 000 € l’enfant à un second couple hétérosexuel qui s’était vu refuser l’adoption. Mais l’escroquerie est découverte, d’autant que la mère porteuse n’en était pas à son premier coup d’essai : elle avait déjà été condamnée en 2010 pour les mêmes faits.
Depuis, les deux couples ont porté l’affaire devant la justice, chacun revendiquant être les parents du petit garçon.
En mars 2017, le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime), s’est prononcé en faveur du père biologique. Il a  souligné
L’effet dévastateur des actes illicites de ceux qui se réclament aujourd’hui du bonheur et de l’éducation [de l’enfant].
Le jugement prévoyait un « transfert progressif » de l’enfant vers le foyer de son père biologique.
Mais le second couple a fait appel et le 31 mai 2018, c’est lui qui obtient finalement gain de cause. La cour d’appel estime en effet que « l’intérêt supérieur de l’enfant est, en l’espèce, qu’il reste vivre chez ceux qui l’ont élevé », explique à nos confrères du Parisien leur avocate Me Nathalie Boudjerada. 
L’histoire ne s’arrête pas là, le père biologique vient de décider de saisir la Cour de cassation pour que « d’une manière ou d’une autre, son fils connaissance son existence ».
—— faut vraiment que l’utérus porteur soit choisi avec soin. Ou alors interdire le trafic de ventres humains. Non, parce que ce serait « discriminant ».
Si ça ne rapportait pas des eurollards ça n’existerait même pas.