dimanche 22 avril 2018

Salarié, un métier précaire.






Les agents de sécurité de l’entreprise Bodyguard n’ont plus ni salaire, ni employeur. C’est par SMS qu’ils l’ont appris, il y a trois jours. 

« Par jugement du 16 avril, le tribunal de commerce a ouvert une procédure de liquidation judiciaire sans poursuite d’activité, dans ces conditions nous vous demandons de cesser toute activité à compter de 19 heures. Les salaires seront payés par l’AGS. Signé la Direction ». La direction en question est celle de l’entreprise de sécurité, au nom prometteur de Bodyguard, installée à Évry (Essonne) depuis une vingtaine d’années.

Source et plus

4 commentaires:

  1. Ce n'est que le début; encore là c'est une faillite (pourtant dans un secteur d'activité porteur), donc c'est plus expéditif mais comme macron a facilité les procédures de licenciement économique de masse, c'est ce qui attend les salariés. Il veut dynamiter le contrat de travail, supprimer les charges sociales et donc nos droits sociaux "avec sa novlangue flexibilité" pour alléger la charge des employeurs mais prendre l'impôt à la source. Autrement dit, il se sert (il faut bien payer le train de vie des hauts fonctionnaires), et après moi le déluge, il se contrefiche du sort des salariés. A terme, finis la sécu, le chômage, la retraite...tout sera négociable dans le cadre de contrats de gré à gré commerciaux , c'est à dire en défaveur des salariés et il faudra banquer auprès d'institutions privées pour obtenir des couvertures sociales.

    Pour le moment, c'est l'AGS qui finance donc nous, mais lorsque les caisses seront vides, qu'adviendront-ils : bons alimentaires, restos du coeur, saisies immobilières, suicide?

    Révolution macron = dynamitage du code et du contrat de travail= salariés kleenex jetables ; on prend en fonction des besoins et on jette comme on veut quand on veut; c'est l'objétisation de l'être humain pour l'enrichissement des super riches ou le transfert de richesses du bas vers le haut.

    Donc on va droit dans le mur vers à terme un chaos généralisé et des centaines de milliers de familles qui seront en souffrance. Il nous entraîne inéluctablement vers un conflit de génération car les anciens vont devoir recadrer cette génération Y qui n'a pas les pieds sur terre et se projette dans un monde d'illusion sous prétexte de mondialisation. C'est de la pure folie.

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    1. la loi el komry avait déjà bien avancé la destruction par décrets. on retourne au 19ème siècle .
      En France le chaos est évité avec l'aide sociale. Mais avec macron elle est maintenant sortie (en partie) des cotis salariales pour être intégrée dans l'état.
      Résultat on diminue la charge pour l'entreprise et on augmente la charge pour l'ensemble des Français.
      Un tour de passe passe qui sera épongé par les ventes des bijoux de familles et de nouveaux prélèvements genres hausse de tva qui toucheront toute la société.
      Le titre "Salarié, un métier précaire" ne veut rien dire car par essence le salariat est précaire.Mais en temps normal on ne se pose pas la question.Ce qui choque actuellement est surtout la désinvolture des décideurs qui deviennent aussi blasés que des enfants gâtés.On entre dans une société brutale sur le mode anglo-saxon.De nombreux films montrent cette affaire . Mais nous n'avons pas compris que ça pouvait nous arriver aussi !

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  2. Supprimer le statut des salariés, c’est revenir à l’aube du salariat lorsque l’esclavage fut tout juste aboli. C’était le temps des loueurs de bras, des journaliers des tâcherons, des canuts : et ce sont ces temps qui reviennent avec les VTC, les Deliveroo, les Ryan air, les contrats de chantiers, les forfaits jours, les auto entrepreneurs, le paiement à la mission ou à la tâche…

    Au 19° siècle, c’était les temps des saisonniers, des manouvriers, des appointés, des trimardeurs, des besogneux.

    Maintenant au 21° siècle vu par Macron, ce sont les start-upeurs, les incubateurs, les accélérateurs, les opérateurs, les managers, les développeurs, et autres digital analysts.

    Ce qui est voulu par Macron sous prétexte de l’ère de la numérisation, quand il annonce supprimer les «statuts », c’est qu’on fasse un immense bond en arrière (filoche)

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    1. Ah tiens, le grand bon en arrière. Il y avait celui en avant avec Mao et donc celui en arrière avec... hum, disons le Moa, micro timonier du peuple. Le Moa, ça lui va bien au petit marquis de Belgeule.

      Moa moa moa et moa...

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Sans Modération.

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