vendredi 9 mars 2018

on achève bien les éleveurs.




Ce que nous nommons encore #élevage se trouve aujourd’hui pris entre deux feux. 

D’un côté, le souci légitime de l’impact écologique et sanitaire de la production industrielle de #viande et de produits d’origine animale rejoint le refus de maltraiter – voire tuer – les animaux. 

De cela émerge une remise en cause profonde du geste d’élevage. Est-ce là un progrès pour notre humanité ou un nouveau stade de l’« administration du désastre » ? 

De l’autre côté, les éleveurs sont dépossédés de leur métier par des procédures toujours plus rigides et intrusives : puçage #RFID des ovins et caprins, chantage aux primes agricoles, bureaucratisation croissante, reproduction artificielle… 

Décriés d’une part, ils sont administrés de l’autre – en attendant que disparaisse la possibilité même d’élever des animaux autrement qu’en les concentrant dans de gigantesques usines. Ces menaces qui pèsent sur l’élevage sont un des symptômes de la soumission toujours plus grande de toutes et tous à la société industrielle. 

Le monde se referme alors que la liberté s’efface devant le contrôle systématique : au fond, ce que nous faisons subir aux animaux, nous nous l’infligeons également à nous-mêmes. 

Éleveurs et chercheurs qui les accompagnent dans leurs luttes, toutes et tous expliquent dans ce livre pourquoi l’élevage doit être préservé afin que nos vies restent authentiquement humaines. Source

Je rappelle que la double contrainte rend fou....

7 commentaires:

  1. Du temps où les hommes vivaient au milieu de leurs bêtes, c'est tout le rapport à la Nature qui était autre : sensible et non cérébralisé
    Le reste des animaux sauvages est manifestation de la continuité de l'incarnation de l'esprit émergeant de leur milieu environnemental : couper ou détruire cet environnement est déjà affaiblir la force de cet esprit, qui si l'on fait vraiment silence (bruit de pensée éteint) au sein du monde sauvage, peut recommencer à être perçu de n'avoir jamais cesser de nous parler...c'est l'homme sourd moderne qui n'entend plus donc ne comprend plus et n'écoute plus que le bruit de ses pensées qui ne peuvent le rendre heureux au fond ; il faut faire la paix en profondeur

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    1. Le troupeau humain est rassemblé dans les villes.
      Le troupeau des animaux est dans les "territoires" .
      La différence entre les deux? Aucune car dans les deux cas l'élevage est industriel avec les mêmes soucis des moyens financiers.
      Les citadins ont des soucis de fins de mois et les paysans aussi.
      Le paysan qui veut vivre comme un citadin doit faire des emprunts, dégager des revenus, et être prisonnier de ses liens bancaires.
      Comme le chasseur (prédateur autorisé) qui se vante d'être un "régulateur"des nuisibles...les paysans (industriels de la nature) sont des prédateurs "délégués" par les banquiers.
      Le problème agricole est lié au problème de l'argent roi!
      Le paysan qui vit normalement sans emprunt ni subvention existe encore, et heureusement!
      Tout comme le citadin qui invisible qui n'a pas de tracas et vit sa vie tranquillement au milieu des angoissés .

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  2. Le truc le plus odieux que j'ai pu lire sur la méthode de l'élevage moderne, du coup je suis un peu moins enclin à l'empathie.
    https://mrmondialisation.org/des-chevaux-maltraites-vides-de-leur-sang-au-profit-de-lindustrie/

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    1. si tu savais à quoi servent les dons du sang !!!!

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  3. @pas que les éleveurs

    http://www.video.mediaset.it/video/quarto_grado/clip/chi-e-innocent-oseghale_805802.html

    Thierry

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  4. On achève aussi les consommateurs.
    Ce sera bientôt l'importation des moustiques OGM et du virus zika avec le traité mercosur puisque les bêtes brésiliennes sont nourries avec des antibiotiques de tétracycline dont se nourrissent également les moustiques OGM introduits dans l'agriculture brésilienne par des accords entre Syngenta et Oxytec. Les moustiques Frankenstein arriveront en europe dans les cales des avions.

    https://resistance71.wordpress.com/2018/02/23/neo-liberalisme-et-nouvel-ordre-mondial-petit-coup-doeil-sur-le-dernier-projet-en-date-le-traite-mercosur/

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  5. Ce titre repose sur un magnifique renversement de la réalité ...
    Pour que vive l'élevage, combien d'animaux non humains doit il achever en permanence? C'est à croire que les apologistes de la domination et de l'exploitation animale - en tête, les Porcher, Berlan - viennent soudain de découvrir au détour de leurs habituelles élucubrations, cette "peur de la mort" liée au monde industriel qu'ils aiment tant prétendre trouver chez qui ose critiquer les rapports sociaux de domination?

    Le capitalisme met nombre de professions en difficultés, les rend obsolètes brutalement, sans la moindre considération pour celleux dont elles ont été - bien obligé - jusqu'ici la vie. Parmi ces professions, celles liées à l'exploitation animale, de plus en plus industrialisée. Au moment où se réinventer devient donc pour ces éleveurs une nécessité cruciale à plus où moins court terme, et où les critiques de la pratique de la domination animale invitent justement à imaginer d'autres formes d'agricultures tournées vers le végétal, sortant des rapports de domination spécistes, les 'petits éleveurs' ne méritent-ils pas un propos plus honnête et moins complaisant?
    Je veux bien que l'on apprécie de se faire brosser dans le sens du poil, mais a quelles luttes réelles et quels résultats matériels, tangibles, durables, peuvent bien espérer parvenir des Porcher et Berlan qui d'une part, s'obstinent à bercer les producteurs et mangeurs de viande de délirantes fables apologétiques sur la domestication et la mise à mort des animaux non-humains, et de l'autre recourent à une surenchère anxiogène en confondant volontairement et obstinément à longueur de livres, entretiens et articles, les effets du capitalisme industriel avec une critique radicale du spécisme et du carnisme dont ellils ne veulent rien savoir?
    Il est consternant de voir ces personnes qui prétendent "critiquer la société industrielle" le faire en ayant systématiquement recours à des arguments hors-sol.

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Sans Modération.

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