jeudi 14 décembre 2017

Attentats islamiques en Chine, tous fichés via l’ADN.



Un Ouïghour devant la vieille ville de Kashgar, au Xinjiang, en mars. Photo Thomas Peter. Reuters

Depuis un an, les autorités chinoises ont mis en place un programme nommé «des examens médicaux pour tous» dans la province reculée du Xinjiang. Mais selon l’ONG Human Rights Watch,qui s’est procuré les «consignes pour l’enregistrement et une vérification précise de la population», des échantillons ADN et sanguins, le scan de l’iris et les empreintes digitales semblent être enregistrés sans l’accord des patients.
Région désertique de l’extrême ouest de la Chine, située à 3000 kilomètres de Pékin, le Xinjiang est habité par 10 millions de Ouïghours, des musulmans turcophones, et autant de Chinois Han installés par le pouvoir depuis deux décennies. Suite à une réelle menace terroriste car plusieurs attentats ont été commis ces dernières années, et des dizaines de Ouïghours avaient rejoint les rangs d’Al-Qaeda ou de l’Etat islamique en Syrie, le Parti communiste chinois a transformé la province en laboratoire sécuritaire.