mercredi 5 juillet 2017

Un point (dé) rail.



En 2020, le transport ferroviaire en Europe sera totalement ouvert à la concurrence. En France, ce sera la fin du monopole de la SNCF sur le transport de voyageurs. L’opérateur public historique se prépare depuis de longues années aux affres de la « concurrence libre et non faussée ». Des myriades de filiales ont été créées, en France comme à l’étranger, réduisant les salaires, flexibilisant l’organisation, entamant le contingent des cheminots sous statut. Malgré les discours enthousiastes sur les bénéfices de ce basculement pour les « consommateurs », la réalité qui se profile ressemble davantage à un service de transport au rabais, ainsi qu’à des conditions de travail fortement dégradées pour les salariés.
Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra... La liste des filiales de la SNCF, en France et à l’étranger, pourrait être déroulée à l’infini, ou presque. Au nombre de 187 il y a dix ans, elles sont plus d’un millier aujourd’hui. À travers elles, la SNCF est présente dans 120 pays. En 2016, l’opérateur historique du train français réalisait un tiers de son chiffre d’affaires à l’international, contre 12 % il y a dix ans. « Le décollage a été rapide et la perspective, d’ici à 2022, est d’atteindre 50 % de l’activité de la SNCF en France, 25 % en Europe et 25 % dans le reste du monde », annonçait le 1er mai Guillaume Pépy, le président du groupe, aux micros d’Europe 1.
Les filiales sont tout aussi présentes sur le territoire national, où elles couvrent des domaines d’activité très variés. Les travaux et la maintenance des voix sont confiés à Sferis, une filiale créée en 2012, tandis que l’aménagement et l’administration des gares reviennent à Gares et connexions. Effia gère 115 000 places de parking en France, pendant qu’une dizaine de filiales labourent le marché de la logistique de marchandise. De cette myriade de sociétés émergent deux mastodontes : Keolis (SNCF Mobilités) et Geodis (SNCF Réseau). Ces deux géants emploient plus de 50 000 salariés chacun et possèdent à leur tour leurs propres filiales, créant un « mille-feuille » organisationnel difficile à cerner.
« La SNCF monte des filiales en face de chacune de ses activités », détaille Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud-Rail. Pour le syndicaliste, la stratégie de l’opérateur public est de « mettre en concurrence la maison mère avec ses propres filiales, et de contourner la réglementation du travail ». Prêt de la moitié des 30,5 milliards de chiffre d’affaires du groupe est déjà réalisé dans les filiales. « Au sein de la SNCF, il n’y a plus d’actifs. Les wagons, les machines ou l’immobilier sont basculés vers des sociétés privées. Dans l’entreprise publique, il ne reste que la dette et le personnel. »Une drôle de répartition. Pour la maison mère, les coûts de la dette de 50 milliards d’euros, et de la rémunération du personnel. Pour les sociétés privées dépendant du groupe, la conquête des marchés et des bénéfices. Un indice révélateur d’une privatisation larvée, qui accompagne la libéralisation progressive du secteur. Source et'plus

Contribuables spoliés, comme pour EDF, Areva, les réseaux de distribution d'eau !
Il n'y a pas que le chef de Gare qui soit cocu.
La bonne nouvelle ? Quand plus rien de ce que nous avons tous payé nous appartiendra, les charges seront supportées par.... ho ! Wait !

3 commentaires:

  1. Oui un responsable de la SNCF m'a dit qu'ils était prêt pour la concurrence, j'ai éclaté de rire, je lui ai demandé si il était sérieux vu le nombre de branleur que j'ai croisés dans son entreprise, je lui ai dit qu'il va vous arriver le même sort qu'Air France quand les gens auront le choix entre autre chose que la SNCF ils vont tous essayé il y a de grandes chances que la moitié ne revienne plus

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Une compagnie ferroviaire, c'est avant tout un réseau complexe avec des créneaux de circulation réservés très longtemps à l'avance.
      Cela n'a donc rien à voir avec l'aérien ou les transports routiers.
      Si tu crois pouvoir te ramener avec ta vieille loco conduite par un roumain et piquer des voyageurs, je pense que tu as tout faux.
      Maintenant, on peut être sûr que Macron va tenter de démanteler la boite et offrir les actifs aux copains.

      Supprimer
    2. Ne t'inquiète pas je suis au courant de tout cela, il y a déjà une compagnie privée qui circule en région PACA.
      Parce que tu crois que les compagnies ferroviaires italiennes allemandes espagnol il se gratte les c...... La SNCF va perdre gros je te le garantis.

      Supprimer

Sans modération.....

Mais : tout commentaire qui ne respecte pas à la lettre la charte ci-dessous sera supprimé sans autre forme de procés.

------------

Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.