mercredi 26 juillet 2017

La fabrique des coupables.






Calais.




« « C’est comme vivre en enfer » : Abus policiers à Calais contre les migrants, enfants et adultes ». Ce titre au nom évocateur est l’intitulé d’un rapport de cinquante pages publié ce mercredi par l’ONG Human Right Watch. L’organisme s’est basé sur une soixantaine d’entretiens avec des migrants de Calais, réalisés entre juin et juillet 2017, complétée par les témoignages d’une vingtaine de « travailleurs sociaux ». Source et plus

---- rien de "normal" dans tout ça.
L'homme au bâton est seul, comme les hommes qui montent vers lui.
C'est d'une infinie tristesse.
Si on ne change pas d'angle de vue, si tout est permis, si personne, pas plus les uns que les autres ne sont protégés ou respectés, personne ne s'en sortira la tête haute.

Ils fabriquent des boucs émissaires. Ils fabriquent des repris de justice. Le camp sauvage de la rue Pajol ce n'est que ça. Les flics ne viennent pas car ils seraient accusés de violence discriminatoire et les migrants sont accusés de souiller les rues et les trottoirs, à juste titre, mais ils n'ont pas d'autre endroit pour.... manger.

Les gens comme moi qui pestent de ne pouvoir vivre dans des conditions minimum de salubrité sont accusées de racisme....

Ça en fait du Monde responsable !

Au final, les victimes, toutes, du flic aux migrants en passant par les riverains,  sont devenues les coupables de quelque chose que ni les uns ni les autres n'ont voulu. 

Ubuesque.
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La réponse du préfet Vs la bataille des assos pro-migrants reprise par Mediapart.








C'est curieux, en ces temps d'iniquité chacun parle de ses "droits". Et si on commençait à parler "devoirs" ? 
Parce que chacun a les siens.