samedi 25 mars 2017

Révolte de la plus grande région française.

La Guyane, plus grande région française et la moins peuplée, en proie à l'immigration incontrôlée et à l'insécurité, se révolte. 


Pourquoi « 500 frères » ? « 500, parce qu'en pratiquant le bouche-à-oreille, on s'est aperçu qu'on était beaucoup », explique Mancée. « Frères, parce que la Guyane est notre mère. » Le collectif dénonce l'abandon des pouvoirs publics. « La Guyane est devenue une zone de non-droit », s'emporte Mancée. Selon une étude du Figaro, publiée en 2016, la Guyane serait le département le plus violent de France, avec un taux de 23 faits de violence pour 1000 habitants. La Seine-Saint-Denis (18) et Paris (15) n'arrivent qu'en deuxième et troisième positions. « Ici, on trouve beaucoup de vols avec arme et de cambriolages » explique Nicolas Mézil, journaliste sur les ondes de Radio Péyi. « On cumule surtout les homicides. D'ailleurs, on a battu le record l'année dernière ». Avec 42 homicides en 2016 pour 250 000 habitants (contre 38 en 2015), la Guyane est le département le plus meurtrier de France.
Niché au nord du continent sud-américain, le département français fait figure d'eldorado. Au sens propre, d'abord, puisque l'orpaillage illégal y est très développé, et source de nombreux conflits. Au sens figuré, ensuite, la Guyane garantissant des prestations sociales et une monnaie plus forte que ses voisins (le Guyana, le Surinam, Haïti et le Brésil). Les « 500 frères » pointent une immigration non contrôlée. Et souhaitent l'extradition des ressortissants de ces pays. « Ils représentent la moitié des prisonniers de Rémire [Ndlr, la prison de Rémire-Montjoly]. De toute façon, si un étranger commet un crime, il saute dans le fleuve et on ne le revoit plus », s'indigne Mancée. « Mais on ne veut stigmatiser personne : la Guyane est un melting-pot, et notre mouvement regroupe toutes les nationalités. »
Avant les années 1960, la Guyane fonctionnait de manière insulaire. Puis le territoire s'est ouvert. Il a intégré les communautés. L'identité guyanaise s'est vue remodelée. « Les Créoles sont désormais minoritaires. », explique Cédric Andriot, chargé d'enseignement à l'université de Cayenne. « En Guyane, on trouve beaucoup de Brésiliens, des Surinamiens, des Haïtiens... ». Selon le chercheur, la 
population a été multipliée par sept sur le territoire guyanais depuis les années 1960. Elle est appelée à doubler dans les 15 prochaines années.
Source Autre source



Je suis solidaire à 100% de mes compatriotes guyanais, sans aucune réserve !

Liberté, Égalité, Fraternité.