vendredi 17 mars 2017

Mississippi burning ou "La Chute de la maison Usher"

Source

Il ya un an et demi, le célèbre écrivain Paul Theroux (Ici) a écrit un article pour le New York Times - basé sur son tout nouveau livre "Deep South" - qui a soulevé beaucoup de critiques. 

(Chicago 1941)

Il affirmait :

"J'ai trouvé des villes en Caroline du Sud, en Alabama, au Mississippi et dans l'Arkansas qui ressemblaient à des villes du Zimbabwe, tout y était négligé et dégradé. 
C'est la mondialisation, disent les gens. ... Pour moi, la mondialisation est un nouvel esclavage et la recherche d'un travail moins bien payé; La mondialisation signifie que, par l'externalisation, il est possible d'appauvrir une partie de la communauté américaine au point où elle est indistinguable d'une ville du cœur poussiéreux d'un pays du tiers monde. "

Annie Lowrey, dans New York magazine, répondait en contradiction : 

 "Non, les villes économiquement défavorisées aux États-Unis ne sont pas «indiscernables» de villes économiquement abandonnées des pays comme le Zimbabwe. Même les régions les plus pauvres des États-Unis sont beaucoup plus riches et mieux développées que des régions comparables en Afrique subsaharienne. L'état du Mississippi, le plus pauvre du pays, génère environ 30 000 $ de biens et services par personne chaque année. Au Zimbabwe, ce chiffre est de 1 700 dollars."

l'économiste Angus Deaton de son côté déclare : 

" Si vous deviez choisir entre vivre dans un village pauvre en Inde et vivre dans le delta du Mississippi ou dans une banlieue de Milwaukee dans un trailer Park , je ne sais pas où serait la meilleure vie."



Deaton, professeur à Princeton, Prix Nobel de sciences économiques en 2015, a publié une étude constatant que les taux de mortalité ont augmenté parmi Les Américains blancs de classe moyenne.





Deaton déclare que la Banque mondiale a commencé à mesurer les revenus dans les pays riches aussi bien que pauvres, et ces dernières données montrent que plus de 3 millions de personnes aux États- Unis disposent de moins de 1,90 dollar /jour ce qui est le seuil international de pauvreté

Deaton dit que les études récentes ont montré que l'essentiel, c'est que lorsque la Banque mondiale compte les pauvres dans les zones rurales de l'Inde ou en Afrique rurale - ceux qui vivent avec 1,90 $ par jour - elle suppose que le logement est gratuit. Les populations rurales des pays pauvres consacrent aussi peu d'argent au transport ou à la garde d'enfants, alors que ces trois 
éléments - l'hébergement, le transport et la garde d'enfants - font de la vie une misère pour les pauvres américains.

les pauvres aux États-Unis en meilleure santé que leurs homologues en Inde ou en Afrique. Ce qui est la plupart du temps vrai car il y a une infrastructure de santé publique aux USA, avec des systèmes de tout à l'égout et (surtout) l'accès facile à l'eau potable. 

Néanmoins, il a conclu que «l'espérance de vie dans une grande partie du territoire américain , des Appalaches, du delta du Mississippi (etc) est plus faible qu'au Bangladesh ou au Népal».

Donc de nos jours, lorsque vous comparez les États américains les moins performants avec les pays du monde entier par rapport à un facteur comme la mortalité infantile, vous trouverez des similitudes.


---- traduction partielle.

En France c'est exactement la même chose ! 

L'occident se tiers mondialise à marche forcée ! 

2 commentaires:

  1. Tiers-mondialisation rime avec socialisation.

    Si les punk à chiens de 68 (en France et aux USA) n'étaient pas passé par là, tout le monde se révolterait d'une fuite des capitaux à l'étranger ou de l'importation d'africains et d'asiatiques.

    La mondialisation ce n'est ni la banque ni les patrons, c'est la gauche, la gauche qui dit que les frontières n'existent pas, que toutes les cultures se valent et patati et patata.

    Les patrons ont juste vu en la gauche une aubaine, ils n'ont même plus eu besoin de lutter pour imposer leur classe. Délocaliser ? Quoi vous êtes contre ? Vous ne voulez pas que j'offre du travail à des roumains ? Vous êtes racistes et nationalistes ?

    Pas de gauche, pas de problèmes. C'est la leçon à retenir.

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    1. Il n'y avait pas de "punks à chien" en 68 ;)

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Sans modération.....
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