lundi 20 février 2017

Le sang noir dans les veines blanches.


sous couvert de sauver la vie de millions de patients à travers le monde grâce aux médicaments dérivés du sang, ces entreprises profitent de la détresse des populations les plus démunies, notamment aux Etats-Unis, qu’elles visent de façon très spécifique.


Le groupe suisse Octapharma, l’espagnol Grifols ou l’américain CSL Behring, pour ne citer que les principaux acteurs de ce marché, disposent chacun de dizaines de centres de collecte, systématiquement implantés dans les villes américaines les plus défavorisées. C’est le cas à Cleveland, dévasté par la désindustrialisation et la crise immobilière. La ville compte quatre centres spécialisés dans la collecte de plasma, dont deux d’Octapharma.


Les populations des banlieues noires et désargentées sont une source inépuisable pour ces firmes, qui s’approvisionnent ainsi en matière première à bas coûts pour produire des médicaments aux tarifs souvent exorbitants. Pris en charge par les assurances, ils sont utilisés pour soigner les patients atteints de maladies immunitaires ou de cancers.

1,5 million de ménages – dont 3 millions d’enfants – vivent aujourd’hui avec moins de 2 dollars par jour et par personne aux Etats-Unis. Ce chiffre a doublé depuis 1996. Les demandes d’assistance alimentaire d’urgence ont quadruplé sur la même période.


«Pour ces personnes, la vente de plasma est la dernière source possible de revenus, en tout cas dans le spectre des activités légales», explique Luke Shaefer. La crise financière de 2008 a fait exploser le business des firmes pharmaceutiques. Le nombre de dons rémunérés est passé de 15 millions en 2007 à 32 millions en 2014. Cette ressource a permis aux Etats-Unis de se hisser au rang de premier exportateur mondial de plasma humain. Ils fournissent désormais 70% de la consommation mondiale.


Cette activité industrielle inquiète les experts pour deux raisons.

 1) La première est le poids qu’elle fait peser sur la santé des donneurs. La plupart d’entre eux souffrent déjà des conséquences de la pauvreté et d’une mauvaise alimentation. Leur organisme peine à produire les protéines qui leur sont ponctionnées pour une poignée de dollars. Plus grave: la communauté scientifique s’accorde sur le fait que les dons rémunérés font courir un risque plus élevé de contamination, puisque les donneurs ont une incitation économique à mentir sur leur état de santé. 

(Mais ça on s'en fout. Note de Wendy) 



2) «Il a été prouvé que la fréquence des pathologies est nettement supérieure en cas de don rémunéré. Les populations à risque sont davantage contaminées mais, en plus, comme elles donnent souvent, leur plasma se retrouve dans de multiples lots. Les contrôles sont efficaces pour la plupart des virus connus, mais on ne peut jamais exclure qu’un nouveau virus passe un jour entre les mailles.

(Ça ?! Non, pas question !) 

Si un nouveau virus venait à apparaître aux Etats-Unis, une éventuelle contamination pourrait avoir des conséquences encore plus dramatiques du fait de la dépendance mondiale au plasma américain.

Source Source 2Source 3 mais il n'y a pas grand chose...En anglais source 4

- "Mais, Wendy, où est ton tableau du commerce mondial de plasma sanguin ? Tes chiffres ?"

-"je n'en ai toujours pas. Bien que j'en cherche depuis deux ans. Je redis encore une fois que le commerce du sang animal se porte bien aussi mais, là non plus, je n'ai pas de graphique ni de chiffres. Curieux, non ?" 


1 commentaire:

Sans Modération.

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Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.