mardi 10 janvier 2017

Paix et Amour bouddhistes et Rohingyas


Quelque 22 000 membres de la minorité rohingya ayant fui la Birmanie depuis le déclenchement d’une offensive par l’armée sont entrés au Bangladesh lors de la semaine écoulée, a annoncé lundi 9 janvier l’ONU. Ce chiffre marque une accélération des départs de Rohingyas de l’Etat Rakhine (nord) pour le Bangladesh en raison de persécutions contre ce groupe ethnique de confession musulmane.


Source1, Source 2


« A la date du 5 janvier, environ 65 000 personnes se trouvaient dans des camps répertoriés, des campements de fortune ou des centres d’accueil à Cox’s Bazaar »,dans le sud du Bangladesh.





Depuis l’indépendance de la Birmanie, en 1948, les Rohingya font face à une discrimination constante. Considérés comme des étrangers dans ce pays à plus de 90 % bouddhiste, les Rohingya sont apatrides, même si certains vivent dans le pays depuis des générations. Ils n’ont pas accès au marché du travail, aux écoles, aux hôpitaux et la montée du nationalisme bouddhiste, ces dernières années, a attisé l’hostilité à leur encontre.

Source. Éléments de réponse à la persécution des Rohingyas

Les Rohingyas se considèrent comme les descendants de commerçants arabes, turcs, mongols et bengalis. Mais aux yeux de la population du Myanmar, les Rohingyas sont des immigrés illégaux originaire du Bangladesh voisin.


Extorsion de leurs terres, difficultés à se marier ou interdiction d'étudier, les Rohingyas sont, d'après l'ONU, la "minorité la plus persécutée au monde". Si elle fait tout pour les forcer à quitter la Birmanie, quitte à les placer dans des camps aux conditions de vie misérables, la junte militaire va en parallèle attiser chez les habitants de l'Arakan (les Arakanais) une véritable haine anti-Rohingyas. "Il 
s'est développé chez eux une réelle peur par méconnaissance de l'islam", raconte Alexandra de Mersan. "Les Arakanais ont notamment été très choqués par la destruction par les talibans des Bouddhas de Bâmiyân, en mars 2001 enAfghanistan, mais aussi par le 11 Septembre, dont les images ont été allègrement diffusées par la télévision birmane."  Source 3





---- les anglais ont "favorisé" la communauté des Rohingyas pendant la colonisation.
L'Angleterre partie, ils se sont retrouvés dans une Birmanie à 99% bouddhiste qui n'a pas pardonné.
Apatrides depuis 1982, dans une région du monde miséreuse, ils ont du mal a être acceptés y compris au Bengladesh très musulman qui a déjà fort à faire avec ses guerres ethniques intérieures,
La partition du territoire qui a donné le Pakistan, puis le Bengladesh fut une véritable horreur pour les occupants. Dans cette région du monde accepter de partager son territoire avec une nouvelle communauté exogène c'est la plaie de la "partition" qui menace.
1982-2017.... La communauté internationale aura mis du temps à réagir...et ce n'est pas fini....!

Merci les anglais ! Au final.