samedi 26 novembre 2016

le grand m-IsTER

Cadarache :


Sous terre, une caverne de béton aux dimensions inhumaines. Murs et piliers, constellés de rectangles plus clairs, semblent tout rapiécés. Ces milliers de plaques d’ancrage attendent tuyaux, câbles et autres lignes d’alimentation électrique. Attention à la tête, on approche du cœur de la machine. Il faut s’accroupir pour franchir l’enceinte de protection biologique – un mur de béton ultra-dense de trois mètres d’épaisseur, frontière qui sera chargée d’arrêter les radiations mortelles.
Nous voici dans le saint des saints de l’atome. Une vaste fosse encerclée de murs d’ancrage hérissés de ferraillages maous, le “puits”. « C’est là que l’histoire de l’humanité va peut-être changer, s’enflamme Robert Arnoux. Si tout fonctionne comme nous l’attendons, ce sera le début d’une ère nouvelle où l’énergie sera abondante, sûre, virtuellement illimitée, à la disposition de tous. »

 Un soleil doit naître dans Iter. Par la grâce de la fusion, c’est-à-dire la réaction nucléaire qui fait briller notre étoile. Dans le tokamak, la température sera supérieure à 150 millions de degrés – beaucoup plus chaude qu’au centre du Soleil (le vrai). Une chaleur qui va accélérer les particules d’hydrogène jusqu’à ce qu’elles fusionnent, avec à la clef de l’énergie en quantités considérables, convertible en électricité.


Le premier plasma est donc annoncé pour 2025, la phase nucléaire à l’horizon 2035. D’ici là, le spectre de l’après-pétrole pourrait contribuer à sortir Iter de son anonymat.
Les opposants au projet ont peur de la disruption. C’est le nom d’une instabilité qui peut se développer au sein du plasma, aux conséquences potentiellement dévastatrices. « Les disruptions n’ont pas d’incidence sur la sûreté de l’installation », assure Iter Organization.

 Au total, 30 000 tonnes de déchets radioactifs seront retirées du site et traitées, prévoit Iter. Qui devra assumer le coût de leur stockage. La France sera, elle, responsable de la phase de démantèlement du réacteur et de la gestion des déchets. 
source, et plus.




 Le cœur du réacteur vu de haut. Le futur réacteur prend forme dans le bâtiment d’assemblage, visible à des kilomètres à la ronde. Un millier de personnes travaillent actuellement sur le chantier Iter.



1 commentaire:

  1. HS. Bientôt chez nous ?
    http://www.fawkes-news.com/2016/11/italie-prison-pour-ceux-qui-sopposent.html

    Inscrivez-vous sur les listes électorales et votez pour éjecter les zélites qui squattent depuis 40 ans.

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