samedi 26 novembre 2016

la Déflation vue par la Grande Distribution



La "guerre des prix" menée par la grande distribution peut avoir de lourdes conséquences sur l’économie. L’investissement a reculé de 7% dans l’agroalimentaire en France l’an dernier.


Pendant plusieurs années, il y a eu des coupes dans les investissements publicitaires, sauf que vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas investir sur une marque. Donc plus que jamais, la variable d'ajustement, c'est l'emploi. Pour ces négociations de 2017, si les industriels n'arrivent pas à augmenter les prix, la première variable d'ajustement sera l'emploi, et à mon avis ça peut être massif.

les revenus immobiliers cachés des grandes enseignes :

 
Chez Leclerc, il y a une activité immobilière totalement cachée, beaucoup plus rémunératrice que l'exploitation du magasin lui-même. En pratiquant des prix bas, Leclerc déplace les foules vers ses magasins, ça profite à l'hypermarché, et ça génère du trafic pour la zone commerciale, qu'il loue à des enseignes spécialisées. Ces revenus immobiliers contribuent considérablement à la fortune des propriétaires de magasins.

 Le consommateur est aussi un salarié, et quand il n'a plus de boulot, il ne peut plus s'acheter les biens qu'on lui propose à bas prix. 

Une spirale de guerre sur les prix s'est déjà mise en place, elle se traduit par une déflation, donc il y a moins de salaires, moins d'investissements, moins de perspectives pour tout le monde. C'est un cercle infernal difficile à combattre.

 Lire et écouter l'enquête de Secrets d'Info en cliquant ici.

4 commentaires:

  1. Bonjour, si vous le permettez ce commentaire, il s'agit de savoir sur quelle partie du prix la guerre se mène.
    Le prix d'un produit se compose du prix de revient auquel le produit a été acheté au producteur ou fournisseur.
    Puis sont ajoutés, les frais rattachés à la vente du produit, soit les coûts fonciers ( magasins ou drives, publicité ), sociaux ( personnel ), des coûts liés à la perte ( produits périssables, abîmés ) ( 25 à 40 % ) enfin des coûts liées au vol de marchandises ( 2% à 5 %)
    La guerre des prix porte essentiellement sur cette partie du prix soit sur la maîtrise et l'optimisation des coûts liés à vente, car les distributeurs bénéficent (en moyenne) de prix de revient équivalent pour des produits à 80 % identiques.
    vous l'aurez compris, la guerre du prix se porte essentiellement sur des coûts imputables aux enseignes et magasins.
    Rien à voir donc ni avec le produit ni avec le client.
    Or depuis peu le consommateur à le moyen de renverser cette tendance. Il lui suffit de bénéficier des prix qui lui sont proposés sur des place de marché comme Amazon - et bientôt Alibaba.
    Ces distributeurs "tout en ligne" réduisent ou suppriment ces coûts intermédiaires, et proposent des produits de qualité ou de marque identique.
    Le consommateur de bénéficier de réductions pouvant atteindre parfois 60 % de différence.
    On observe donc une migration massive de consommateur qui bénéficient de l'avantage prix que procure ces plateformes,
    Un grand nombre affectue alors leurs achats de produits frais ( boucherie, poissonnerie, primeur ) avec les économies réalisées sur les consommables achetés en grande distribution.

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    1. Le flux tendu , les stocks, le personnel de manutention ont aussi un coût.

      Les entrepos aussi. Tout ceci est ramené à la gestion de l'alimentation et dépendant de sachants dans des centrales d'achat qui au final sont les mêmes.

      Même produit possiblement achetés moins cher mais pas revenus moins chers.

      La livraison par Amazon à un coût pour le client urbain. Urbain seulement.

      C'est du marketing ciblé sur un type de population.

      Effectivement pour Amazon il y a le marché captif des hipsters mais les banlieusards et les ruraux en sont exclus.

      Que représente l'alimentaire pour Amazon au niveau national et international ?

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  2. Détrompez vous, Amazon livre partout en France, grâce à la Poste.
    Ce n'est pas le poids de l'alimentaire chez Amazon qui compte, mais le poids du marché qui compte (143 milliards €).
    C'est en France que la grande distribution est le plus à mal, car la France dispose du réseau de magasin le plus important au monde.
    Amazon et les autres opérateurs du web, savent bien qu'il sera difficile pour les distributeurs nationaux de maintenir le réseau des points de ventes physiques, développer le réseau de vente virtuel, assumer les pertes grandissantes des magasins, et perdant davantage de pouvoir de négociation auprès des fournisseurs ...

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    1. Ce n'est pas le poids de l'alimentaire chez Amazon qui compte, mais le poids du marché qui compte (143 milliards €).

      c'est vrai.

      par contre ce qui est bon dans les concentrations urbaines ne l'est pas pour la province et certaines banlieues.

      l'alimentaire chez Amazon a un ble avenir dans les métropoles mais quid des autres territoires ?

      je vois mal Amazon livrer en 1 h dans certaines cités du 9-3... ni en province villageoise.

      maintenir les points de ventes c'est un souci que même les agences bancaires connaissent.

      contraction des effectifs et du poids de l'immobilier.

      à Paris des agences bancaires ferment (1/2)...

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Sans Modération.

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