mardi 22 novembre 2016

Inde : démonétiser surtout les plus pauvres



Officiellement, le gouvernement indien souhaitait lutter contre le travail au noir. Du coup, il a décidé que les 2 billets de banque les plus utilisés n’avait plus cours légal du jour au lendemain. Il faut que les Indiens déposent leurs billets à la banque et puissent justifier d’avoir payé leurs impôts et autres taxes, sans oublier de prouver la légalité de leurs fonds…Source avec vidéo en anglais

Les campagnes de l'Inde payent le prix de la démonétisation.


Mais la plupart de ses billets ont perdu toute valeur légale du jour au lendemain la semaine dernière. A la surprise générale, le Premier ministre a annoncé la démonétisation des billets de 500 et 1.000 roupies (6,5/13 euros), qui représentent plus de 80% en valeur de l'argent liquide en circulation, pour lutter contre l'évasion fiscale. Avec la ruée sur les banques pour échanger ou retirer des coupures, de nombreux établissements et distributeurs automatiques se retrouvent quotidiennement à sec. Le gouvernement indien a appelé ses concitoyens à leur compréhension face à ce "dérangement de courte durée".


Mais pour Zakir Khan, qui s'est brusquement retrouvé avec 80 roupies (1,1 euro) en poche, la situation est bien au-delà du simple "dérangement". "Le gouvernement nous a volés", déclare cet homme de 42 ans à l'AFP, qui l'a rencontré dans son village natal du district de Bulandshahr, dans l'Etat pauvre de l'Uttar Pradesh (nord). "Le gouvernement dit que ces inconvénients ne sont que temporaires, mais si nous ne pouvons pas ensemencer nos cultures ce mois-ci, nous n'aurons rien à manger l'année prochaine", s'agace-t-il.

Quand l'Inde détruit 86% de sa monnaie du jour au lendemain…





Il faut quelques chiffres pour comprendre l'ampleur de la réforme lancée par Modi sans préparation ni calcul. La moitié des citoyens indiens ne dispose pas d'un compte bancaire, et un quart d'entre eux n'a même pas de carte d'identité. 38% des adultes ne savent pas lire. Ces gens-là, les plus pauvres que compte le pays, sont frappés de plein fouet par cette réforme. Ils ne disposent d'aucun moyen de convertir leur argent, pas plus que tous ceux qui sont âgés, handicapés, malades ou incapables de se déplacer - la démarche de conversion des billets impliquant de venir en personne.

Les nouvelles devises sont évidemment en nombre insuffisant. Comme peu de gens les ont vus, de faux billets de 2'000 roupies ont rapidement fait leur apparition. Les nouvelles coupures ne sont pas plus sécurisées que celles qui sont retirées et restent donc très faciles à contrefaire. Des enfants des rues et des gangs proposent déjà de "convertir" l'argent déprécié avec une grosse décote - ressuscitant d'un geste le crime organisé et la fraude que la réforme entendait combattre, au travers de billets d'une qualité douteuse. 
Quatrième source


4 commentaires:

  1. cette histoire est évoquée depuis qq jours aux US: l'inde est un pays peu bancarisé, cette décision est donc de nature -selon certains- à amplifier encore plus la méfiance du peuple envers la monnaie fiduciaire et les inciter à se tourner vers l'or, sachant que l'inde est un acteur de poids dans le commerce mondial de ce métal précieux.

    Steph

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  2. Salut !

    Quitte à traiter de la fin de la fiduciaire, n'oublie pas celui-là:

    https://www.rt.com/business/367141-sweden-digital-currency-launch/

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  3. Y a même une chanson sur la démonétisation ..

    https://www.youtube.com/watch?v=Ng2lqQlRkmA

    Spécial dédicace à
    Anonyme22 novembre 2016 à 08:26

    Arrête les délires malade mentale.

    Empêcheurdetounerenrond .

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Modération en place !

En attente de clandestinité ! Loolilol !
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Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.