jeudi 22 septembre 2016

Quand Areva était utilisée pour enrichir les autres

Areva, on ne le sait pas assez, devait être une « pirogue polynésienne » : une embarcation principale - le nucléaire - dotée d'un autre flotteur certes plus léger - les énergies renouvelables - mais capable de le stabiliser et d'assurer l'équilibre de l'ensemble. La vision est portée dès le milieu des années 2000 par Anne Lauvergeon : « Il faut cesser d'opposer le nucléaire et les renouvelables, qui sont complémentaires. Le grand enjeu collectif sera de produire de l'électricité avec beaucoup moins de CO2, en utilisant donc toutes les ressources dont nous disposons. Le temps n'est plus à l'idéologie, mais au pragmatisme », répondait en 2006 l'ex-patronne d' Areva à l'écologiste Yves Cochet, dans une interview aux « Echos ».
1,5 milliard engloutis en dix ans

Longtemps passé sous le radar en raison des pertes bien plus massives du nucléaire, le bilan d'Areva dans les énergies renouvelables est lui aussi très lourd. Au total, selon nos calculs, autour de 1,5 milliard d'euros ont été engloutis en dix ans dans les énergies vertes, entre acquisitions, investissements, et dérapages de coûts. Source

A rapporter à la dette totale d'Areva aujourd'hui : 7 milliards d'euros. Pour une activité qui n'a jamais dépassé 6 % du chiffre d'affaires global, c'est beaucoup. Le groupe a certes dégagé en 2008 une plus-value de 350 millions sur un aller-retour dans la société éolienne REpower, mais son accord avec Gamesa l'expose encore à une perte potentielle de près de 300 millions en cas de ­dérapage à venir des projets cédés.


Areva a mis quatre ans à constituer son offre verte. En 2007, il acquiert une petite entreprise allemande spécialisée sur l'éolien en mer, Multibrid. L'année suivante, il achète le brésilien Koblitz, un « ensemblier » qui monte des projets de centrale électrique fonctionnant avec de la biomasse - les résidus de canne à sucre. En 2010, il reprend aux Etats-Unis la start-up solaire Ausra, spécialisée sur le thermique à concentration - les rayons du soleil chauffent de l'eau et créent de la vapeur qui fait tourner des turbines produisant de l'électricité.

« Au final, le groupe a procédé à une collection d'acquisitions plus ou moins heureuses et choisies dans l'urgence. A l'exception de la biomasse en Allemagne, nous n'avions aucune compétence en interne. C'était une solution de riche »,

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Tout ce que je comprends c'est qu'il y a eu une volonté délibéré de destruction d'Areva.
On a pris les fonds et on les a investi à perte sciemment !!!! En toute conscience !

On a aidé de petites entreprises inexistantes étrangères, dans les faits, avec les euros des contribuables.

Puis Areva fait faillite. Une autre façon de vendre à la découpe ou plutôt une vente aux enchères.

Il faudrait aller creuser du côté des "petites entreprises inexistantes" ... Qui en étaient les propriétaires et à qui ont-ils vendu ? Qui gagne à la destruction d'Areva ? Sachant que ces "petites entreprises inexistantes étrangères" ont vu leur capital renfloué avec nos deniers.

Je ne connais rien au nucléaire mais je sais lire certains graphiques, contrairement aux ingénieurs d'Areva ?







9 commentaires:

  1. l'idéologie n'est pas bonne conseillère :

    http://youtu.be/awEsHrthdhw

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    1. Les femmes devraient rester à la cuisine ! :)

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    2. Blague à part elle nous avait bien prévenu !!!!!!!

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    3. N'empêche, elle résume totalement l'idéologie actuelle. Tout sauf le mâle blanc. Sauf que ce n'est que la destruction de notre groupe humain, notre famille, sans y gagner rien pour ledit groupe. Et ça, ça ne se passe que dans les pays blancs...

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  2. Wendy attend de voir ce qui va se passer avec EDF .
    Ca va pas etre triste....

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    1. merci anonyme, tu m'enlèves les mots de la bouche. Les entreprises publiques servent de vaches à lait pour certains intérêts privés. Et une fois leur comptes plombés, cela facilite l'acceptation par l'opinion publique de leur privatisation !!

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    2. Tout a fait ! 100%

      Spoliation à défaut de croissance !

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  3. oui il y surtout eu une volonté de green watching par le parc eolien offshore.
    Seulement dès que les subventions sont arrivées à echéance, ce n'était plus rentable. (comme quasi toutes les énergies vertes).

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    1. Quelle blague ces ENR !!!!!! Ça nous aura bien plombé les comptes !!!! C'est tout.

      En plus ils le savent tous les calculs ont été fait dans les années 1995 !

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Sans Modération.

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