vendredi 5 août 2016

Allaitement maternel : le tollé

Je veux des enfants mais je ne veux pas les allaiter ! "C'est mon choix".

Les femmes enceintes vivent une longue histoire de symbiose pendant 9 mois. Et après aussi.
Ce n'est pas un choix, c'est ainsi.

Le bébé humain à la naissance n'est pas terminé cela se nomme la Néoténie. La mère, à la naissance n'en a pas fini avec la maternité, elle commence.

Et pour qu'elle ne l'oublie pas la nature a créé "la montée de lait". Même si la mère refuse son enfant elle a besoin de son enfant pour ne pas souffrir. En l'absence de tétées régulières du bébé une accouchée souffrirait mille tourments.

Quand l'enfant tête, l'utérus de la mère se remet en place. La succion du bébé fait que l'utérus dilaté par la grossesse se replie pour retrouver sa forme antérieure.

Allaiter ou non ?  Une petite source au hasard

Sans jugement de valeur, combien de femmes voudraient allaiter longtemps mais doivent interrompre les tétées pour reprendre le travail ?

Les femmes qui ne veulent pas allaiter ? Le phénomène n'est pas nouveau. Les bourgeoises et nobles du passé ont toujours eu des nourrices.

La grossesse, l'accouchement et l'allaitement nous rappellent à la réalité de notre appartenance au monde animal. La civilisation s'arrête aux portes de la sage-femme en quelque sorte.

Les femmes qui ont accouché sans péridurale et qui ont allaité savent de quoi je parle...

Non, les grossesses ne déforment  pas le corps des femmes. C'est trop manger qui fait prendre du poids, pas la grossesse.

Non, les femmes ne conservent pas leurs "vergetures" plus de 7-15 jours après l'accouchement. En cas de misère totale, un peu de beurre ou d'huile sur les sillons les aide à disparaître très vite.

Non, l'allaitement ne fait pas tomber les seins. C'est souvent la prise de poids excessive et l'amaigrissement forcé qui s'en suit qui abime la poitrine.

Le corps "avant-après" une grossesse est le même, rien ne change.

Oui, l'allaitement crée un lien mère-enfant en continuité avec la grossesse et oui, encore, le père en est exclu.

Je ne vois pas où est le drame ? Chaque période de la vie amène son lot d'apprentissages, de souffrances et de bonheur. Il faut les vivre simplement.

Non, ce n'est "pas un choix d'allaiter" ou non. Comment voudrait-on des enfants ? Sans accouchement, sans allaitement ?

Je comprends parfaitement les femmes qui ne veulent pas allaiter. Comment allaiter quand on travaille à 9h à Paris et qu'on habite à Melun ou à Goussainville ?

Mais est-ce un choix que de déposer son bébé chez la "nourrice" ? Encore une fois les féministes se trompent de lutte. Ce n'est pas l'allaitement qui est en question mais l'organisation sociale et familiale de notre société.

Le choix est purement politique et sociétal. Certains ont intérêt aux biberons, c'est tout.
La mère et l'enfant ont intérêt ensemble à l'allaitement.

En vrac, quelques assertions vraies, d'autres fausses... :






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