mardi 26 avril 2016

Vie du ghetto : les "flash-mobs" sur l'alimentaire

Ce matin nouveau et intéressant. J'apprends qu'hier comme souvent un magasin d'alimentation de proximité de mon quartier a été "attaqué".

Depuis novembre-décembre 2015, de nouvelles techniques de vol.

Il s'agit de voler de la nourriture par groupes de 10 gamins entre 12 et 18 ans. Entrer très vite, voler de l'alimentaire sans choisir vraiment et repartir en courant. 

La consigne pour les employés est de se coller au mur, d'appeler la police et de laisser faire. Bien évidement le magasin est sous surveillance vidéo. Les images mettent une dizaine de jours à être transmises au commissariat.

C'est nouveau. Avant cet hiver 2015-16, les vols étaient commis par des jeunes d'une vingtaine d'années seuls ou par très petits groupes de 2 ou trois.  Ils ouvraient les paquets et prenaient les quantités qu'ils désiraient.

Une employée a déjà reçu un paquet de surgelé dans la tête il y a quelques jours.

Hier, la flash-mob a tourné à l'émeute car les employés, reconnaissant le groupe de "voleurs" a baissé le rideau métallique. S'en sont suivis des coups violents sur le dit rideau et des dégradations à cause de la frustration et donc de la rage.

Est-ce la fin des caissières ? Certainement. Les magasins tenus par les hommes pakistanais de mon quartier ne souffrent pas de telles "descentes" organisées. Les femmes ne font pas face physiquement, elles ne sont pas impressionnantes. Celle qui a reçu un sac de surgelés à la figure est enceinte et elle demande à travailler dans un autre magasin après son congé maternité.

C'était les nouvelles du ghetto. Notons que les vols se concentrent sur les produits alimentaires et que donc les familles des jeunes voleurs sont demandeuses et envoient les enfants "faire les courses".

Ce qui signifie en première analyse que beaucoup de "foyers" ne parviennent plus à se nourrir.

Accessoirement, la violence monte. 



Brésil 2014. Flash-mob des favelas. Même niveau vie dans les ghettos en France ? 
On peut le penser. Je le pense.