lundi 28 mars 2016

Migrants : l'impossible retour et les naturalisations de masse

Pas de retour, mais « une connivence de parties internes favorables à la naturalisation ». 

"Refugees welcome" c'est la naturalisation automatique, pas le retour. Le Liban qui accueille le plus de réfugiés avec la Jordanie est face au problème. Source



Il faut savoir en effet que l'État libanais ( idem partout ) : « n'a ni les moyens de superviser un retour sûr des déplacés, ni même d'accompagner leur retour volontaire », « même si l'opportunité d'un retour des déplacés se présentait aujourd'hui, le Liban ne serait pas prêt à les renvoyer chez eux ».
De nombreuses failles entraveraient ce retour, à commencer par l'absence de statistiques uniformes sur le nombre de déplacés au Liban (le Haut-Commissariat des Nations unies, le ministère des Affaires sociales, la Sûreté générale ainsi que les municipalités détiennent des listes différentes). Cette absence de données conformes serait due à l'absence d'une « autorité étatique de référence à laquelle serait confiée exclusivement la gestion du dossier, y compris les aides internationales... sachant que même la Grande-Bretagne s'est dotée d'un ministère pour les Déplacés ! ».




un autre manquement dont pâtit l'État aujourd'hui : l'abstention à établir des camps formels pour les déplacés syriens. Un camp formel est « le seul endroit où la présence des déplacés peut être contrôlée, aussi bien sur le plan socio-économique que sur le plan sécuritaire ».
À défaut de camps formels, le pays compte aujourd'hui « 3 000 à 4 000 camps sauvages, non contrôlés, abritant chacun au minimum 150 déplacés ». Cela sans compter que de nombreux déplacés se sont intégrés au tissu libanais, ce qui rend quasi impossible aussi bien leur décompte que la distinction entre « la communauté des travailleurs syriens et celle des déplacés ». Cet état des lieux pourrait conduire à penser à « l'intégration sociétale progressive des déplacés et leur intégration légale ».

rien pour accompagner ce "retour" : ni statistiques, ni autorité centrale, ni politique unifiée.

----- On le savait. Cette fois-ci c'est écrit.
Je note au passage que la France n'a pas de ministère des "déplacés" contrairement à la GB ! Curieux, non ? 


Ministres des affaires étrangères satire ! 
Pour détendre l'atmosphère.