dimanche 25 octobre 2015

NDDL ou l'oubli de la lutte des classes

Notre Dame des Landes.




 une lutte déclarée apolitique, même si les zadistes affirment haut et fort sur leur site internet être "anti-capitalistes". 

Rien n'est moins sûr, au contraire même. 

Les zadistes, peut-être dans leur plus grande majorité, ne sont pas seulement ici pour défendre les terres paysannes, l'écologie du bocage breton, résister au "monde de Vinci", ils ne désirent pas autre chose que l'autonomie, c'est-à-dire un coin de terre pour y planter éco-habitations et légumes bio : pas de projet de société, pas d'utopie non plus, mais les mêmes méthodes de jadis, ayant prouvé leurs limites. 

Vinci leur a offert une occasion unique d'occuper sans difficulté des terres, l'Etat, le temps nécessaire à leur installation,et ils entendent aujourd'hui défendre leur "monde", qui n'est pas si éloigné de celui de la multinationale, celui d'un post-capitalisme libertaire qui est né et s'est nourri des préceptes de certains courants de l'anarchie - un ordre sans Etat régulateur où règne l'individualisme conjugué au pluriel. 

Cette micro-société autonome zadiste n'est en fait, que le négatif d'une zone pavillonnaire de banlieue, même attitude haineuse si l'étranger ne porte pas les signes d'une même tribu, du même clan, même logique de l'habitat et du sens de la propriété, même solidarité de fait, sans grande intelligence, et, même pourcentage de crétin-e-s [que l'on suppose à NDDL fort élevé]. 


Architecte Jacques Ferrier