mercredi 28 octobre 2015

Libres de dire, pas vraiment.

La liberté d'accès à Internet a reculé pour la cinquième année consécutive dans le monde, selon l'ONG Freedom House qui souligne dans un rapport publié mercredi les "reculs notables" enregistrés en Libye, en Ukraine et en France. Près de six personnes sur dix (58 %) dans le monde vivent dans un pays où des internautes et blogueurs ont été emprisonnés pour avoir partagé en ligne des contenus portant sur des sujets politiques, sociaux ou religieux, selon le rapport annuel 2015 de Freedom House.
La liberté d'expression sur Internet a reculé dans 32 des 65 pays étudiés par l'ONG depuis juin 2014. "Des reculs notables ont été enregistrés en Libye, en France et, pour la deuxième année consécutive, en Ukraine, sur fond de conflit territorial et de guerre de propagande avec la Russie", souligne l'ONG dans un communiqué. "La position de la France a baissé principalement à cause de politiques problématiques adoptées après les attaques terroristes de Charlie Hebdo" en janvier, explique Freedom House.

Neuvième des pays "libres"

L'ONG mentionne directement la loi controversée sur le renseignement adoptée en France par le Parlement en juin, citant en exemple l'installation désormais autorisée sur les réseaux d'outils d'analyse automatique des données, qualifiés de "boîtes noires" par ses détracteurs. Freedom House cite également pour la France "les restrictions imposées sur les contenus pouvant être perçus comme faisant l'apologie du terrorisme et les poursuites engagées contre des internautes". Source

Surveiller ou punir. Les deux. 
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