dimanche 20 septembre 2015

Tsipras et Merkel : une histoire de migrants

Je laisse la parole à Géocédille , qui nous parle de la victoire de Tzipras en Grèce :


Syriza vient de gagner les legislatives anticipées en Grèce.





Etant donné que les médias français n'ont rien expliqué de ce qui s'est passé je vais le faire.

Cet été, alors que l'UE annulait une grosse partie de la dette de nos amis nazis de Kiev, Merkel et ses amis banquiers utilisaient la fermeture des banques et des DAB pour tordre le bras du peuple Grec. 




En dépit des pressions et de la peur d'un vol d'une partie des dépots bancaires comme à Chypre, les Grecs ont voté NON. Pour les punir Merkel a durci encore plus le memorandum imposant l'austérité à la Grèce.

Tsipras a cédé, démissionné et provoqué les elections legislatives anticipées.




Photos des migrants à la frontière greco-turque.

Ce que personne ne vous dit c'est que tout l'UE a aussi fait pression sur la Grèce pour qu'elle bloque les flux de migrants arrivant à Cos et à Lesbos. La police se battait contre les migrants qui tentaient de monter sur les ferries pour quitter les iles grecques. Et Merkel faisait la leçon depuis Berlin sur comment on doit traiter les réfugiés humainement et que l'Allemagne est un vrai pays d'acceuil, bla bla bla...

Or, le gouvernement d'interim Grec à peine en place a fait exactement le contraire : dès que les touristes sont repartis, tous les ferries disponibles ont été réquisitionnés pour amener les migrants sur le continent, puis à la frontière nord, nach Berlin! Tchao les gars, nos amitiés à Merkel.
130 000 réfugiés au bas mot.




La gross Merkel a tenté de donner le change tant que la vague etait à deux frontière de son beau pays riche. Oui mais au moment d'acceuillir ces gens, il y a eu comme qui dirait un petit retour du concret. Et hop On ferme les frontières, schnell! 


Maintenant des milliers de refugiés s'agglutinent derriere le mur frontalier entre la Turquie et la Grèce.



Et en Grèce, il se chuchotte très fort que, entretenir un tel mur, c'est onéreux. Patrouilles, caméras, interpellations, réparations... C'est beaucoup pognon ça MAdame ! Dans un pays qui veux prendre au sérieux le plan d'austérité demandé oar Mme Merkel, est-il raisonnable de continuer de telles dépenses inconsidérées?


Ne devrait-on pas faire l'économie de cette frontière?

Que dites vous Mme Merkel? On ne vous entend plus...