lundi 27 juillet 2015

Tous les Habitats seront donc éphémères

Le grand bétonnage, une bombe climatique


Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Center Parcs, autoroutes, zones d’activités commerciales : au nom du développement de l’activité économique, l’État mène une politique de destruction du territoire aux conséquences irréversibles. L’effet sur le climat est catastrophique : selon un calcul inédit de Mediapart, 100 millions de tonnes de CO2 sont émises chaque année, soit près de 20 % de toutes les émissions nationales, par ce bétonnage endémique. 

Mediapart en lecture pour ceux qui payent. La gôche. , (  à gauche de quoi ? Moi, la vieille gauchiste j'en ai la claque de cette gôche donneuse de leçons ! Le cœur à gôche et le porte monnaie à droite ).

Bref, cela n'enlève pas la pertinence du propos ! 

Exemple : la Gironde :


..... alors que près de 600 habitants avaient dû quitter vendredi ou samedi des quartiers menacés de Saint-Jean d'Illac et Pessac, dans leur immense majorité relogés chez des parents ou amis. Mais, « au nom du principe de précaution »« pas question qu'elles puissent réintégrer leur maison » pour le moment... Ouest France

( bétonner prêt des pins...) 
Alors on construit n'importe où ? Oui. Et même en zones inondables.

Le ministère de l’écologie va lancer un concours international d’architecture visant à construire des maisons adaptées à certaines zones inondables. Source

« Le principe, c’est de construire des maisons d’habitation sur des zones classées comme inondables à risque moyen (zone bleue) par le plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) et en accord avec le plan local d’urbanisme (PLU) ». Une démarche qui s’accorde avec l’impératif de densifier l’habitat en zone urbaine ., etc...
----- il restera les moustiques tigres, la dengue et le paludisme ! Le tout dans un contexte où le niveau des mers monte :

Conséquence inévitable du réchauffement climatique, la montée du niveau de la mer n’épargnera pas les côtes françaises. Au cours des prochaines décennies, elles le subiront même de plein fouet : dans un rapport coordonné par le climatologue Jean Jouzel remis ce 25 mars au Ministère du 
Développement durable, les experts estiment en effet qu’en Méditerranée comme sur le versant Atlantique, la hausse des mers françaises sera très proche de celle prévue en moyenne sur les eaux de la planète.
A savoir, la mer gagnera, par rapport à son niveau mesuré entre 1986 et 2005, au moins 17 à 31 cm en cinquante ans (entre 2046 et 2065) et 26 à 55 cm en cent ans (entre 2081 et 2100), selon les calculs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Entraînant de nombreux désagréments pour les populations et les infrastructures côtières. Source sciences et vie

Et dans un contexte où il n'y a plus de sable, on construit en pain d'épices ?  :
Une note rédigée par plusieurs entreprises américaines (Morgan Stanley's Ole Slorer, Benjamin Swomley, and Connor Lynagh) indique que l'utilisation du sable dans leur processus d'extraction augmente l'afflux d'hydrocarbures. Il en a résulté une croissance parallèle de demande en sable : 96% en 2016 pour la Morgan Stanley's Ole Slorer.
La note a eu pour effet d'accélérer la demande de sable en vue d'extraction par fraction. Aux USA, la consommation des dix plus grands utilisateurs de sable a doublé. Il faut dire qu'utiliser 86% de sable en plus permettrait d'accroitre de 40% les gains.




Cette surexploitation peut mener à des effets néfastes : entre 75% et 90% des plages reculent dans le monde. D'ici 2100 elles pourraient être de l'Histoire ancienne. Atlantico

Et dans un autre contexte, celui du Recul des mises en chantier :





Les mises en chantier plongent de 6,1% en mai 2015. Et les permis de construire autorisés lâchent 1,2%.  Source
Cette tendance fait craindre un problème de stock pour la fin de l’année 2015. En avril dernier, le ministère du Logement s’inquiétait de l’Etat du stock. « L’encours de logements reflue assez nettement après plusieurs trimestres de stagnation à un niveau élevé. [Au premier trimestre 2015] il représente 99 700 logements»

Le contexte général est donc : moins de logement et davantage de logements n'importe où !




Solution : la caravane !