jeudi 25 juin 2015

Propagande de l'EI ?! Une monnaie en or !


Dans le but de s’émanciper du système économique mondial jugé "satanique", l’organisation État islamique avait annoncé en novembre dernier son intention de frapper sa propre monnaie. Pour la première fois depuis cette annonce, des photos de ces nouvelles pièces viennent d’apparaître sur les réseaux sociaux. 




L’organisation jihadiste État islamique (EI), qui ambitionne de se doter de tous les attributs d’un État souverain, avait annoncé son intention de mettre en circulation des pièces de monnaies le 13 novembre 2014. Une monnaie composée uniquement de métaux précieux, avec des pièces en or, en argent et en cuivre utilisables dans le territoire sous le contrôle de l’organisation en Syrie et en Irak. 




Pour l’occasion, l’EI avait créé une page Internet en plusieurs langues où il explique que son objectif est "d’éviter les effets du système financier tyrannique et aveugle qui est imposé aux musulmans, et qui est la cause de leur enchaînement, appauvrissement et de la perte du patrimoine national, tout en enrichissant les juifs et les chrétiens". . Le groupe jihadiste avait également publié des planches de dessin de cette monnaie, accompagnées de commentaires précisant notamment le motif, le poids et la valeur en dollars de chaque pièce.

Les images postées lundi 22 juin sur les réseaux sociaux laissent penser que ce projet se concrétise. Elles montrent une pièce de 5 dinars et une autre de 1 dinar. 


Celle de 5 dinars (photo ci-dessous), en or, est censée peser 21, 25 grammes et valoir 694 dollars. Sur cette pièce est en outre gravée une carte du monde, un dessin qui traduit la volonté de l’EI d’étendre son influence sur toute la planète. 

 Pile

Face
Noter le monde vu par ISIS, il manque des morceaux et il y a des morceaux en trop ! 

Quant à la pièce de 1 dinar, elle est également en or et équivaudrait à 139 dollars. Côté face, un dessin représentant sept épis symbolisant "la générosité pour la gloire d’Allah".




Pour fondre l’or, par exemple, l’EI devra en acheter sur le marché noir, ce qui donne aux États-Unis 
et à leurs alliés un nouveau moyen de traquer les membres de ce groupe. Sans compter que les prix de ces matières premières fluctuent et qu’en cas de hausse subite, la facture de l’État islamique pourrait très vite exploser".




Ces images ont été postées dans un premier temps sur le compte Twitter d’un combattant de l’EI. Cependant, le compte de ce jihadiste a été supprimé depuis. 


Entre-temps, les images ont quand même été relayées, notamment sur le compte Twitter d’un activiste anti-EI basé à Raqqa, capitale de facto du groupe jihadiste en Syrie.