lundi 29 juin 2015

Dans le 9-3 tu es prof avec 4/20 de moyenne !

A Créteil, un concours de la « deuxième chance » pour pallier la pénurie d’enseignants

Il Faudra avoir 4/20 pour être admis. Venez nombreux.  Devenez enseignants ! 


Une deuxième chance pour l’académie. C’est ainsi que le ministère de l’éducation nationale lit les résultats d’admissibilité au concours externe supplémentaire de professeurs des écoles organisé à Créteil – une seconde session dite « exceptionnelle » dont les résultats doivent être officialisés lundi 29 juin.

Repêchage 

.... la session du concours dite « classique » n’a, elle, pas fait aussi bien : avec 18 592 candidats admissibles pour 11 728 postes ouverts, le taux de sélectivité est loin d’être aussi élevé – et d’aucuns reconnaissent déjà, y compris dans l’entourage de la ministre de l’éducation, la difficulté de pourvoir tous les emplois.

Ce deuxième concours, c’est aussi une deuxième chance offerte aux aspirants enseignants, une sorte de repêchage pour les candidats qui auraient échoué dans leur académie de premier choix. L’éducation nationale leur a facilité la tâche en leur permettant de tenter leur chance « à distance ». Autrement dit, sans faire le déplacement jusqu’à Créteil pour participer aux épreuves écrites, les 19 et 20 mai.

Cette petite révolution dans le règlement du concours compte parmi les neuf volets du « plan d’action » pour la Seine-Saint-Denis, annoncé en grande pompe par Mme Vallaud-Belkacem à l’automne 2014. 
Une mesure exceptionnelle pour une situation exceptionnelle : dans le département le plus pauvre (et le plus jeune) de France métropolitaine, il aura fallu faire appel à plus de 500 contractuels pour mener à son terme l’année scolaire 2014-2015. 

Des jeunes gens qui, sans passer par la case « concours », ont été parachutés face aux élèves pour pallier les absences et combler les postes vacants. Au premier jour de la rentrée 2014, on comptait rien qu’à Saint-Denis déjà vingt classes sans professeur – une quarantaine dans tout le département. Un demi-millier d’élèves en ont fait les frais lors de ce très symbolique premier jour d’école.


Mattea Battaglia (avec Geoffroy Jacqueson).







Source

Déjà que tu es pauvre et que tu habites un des endroits les plus désagréables de France, tu es condamné à avoir les profs les plus nuls et qui se retrouvent en face de toi par défaut !

Les profs ont besoin de gagner leur vie ! Aucun prof ne veux aller dans le 9-3 pas plus que tu ne veux y vivre ! 

Bien sur, il y a l'exception qui confirme la règle ! Le super prof qui par générosité de cœur et d'esprit choisit le département ! Ça existe, si, si !

Mais les jeunes profs qui arrivent parachutés faute de "mieux", parfois loin de leur amis et familles restés en province, juste pour "gagner leur vie".... Eux, préféreraient de loin être ailleurs !

Ils sont là après l'échec de leur concours "ailleurs", pressés par les nécessités financières.

Finalement on "gère la misère" et on pose des cautères sur des jambes de bois !

On masque, on éteint les feux qui couvent...on bricole.... Le souci c'est qu'on bricole aujourd'hui la vie de demain. Le sparadrap à une durée de vie limitée.

Mais comme personne ne l'apprend plus .... Finalement il n'y a que ce que l'on sait qui blesse.

L'ignorance préserve ? Oui, mais seulement quand ce n'est pas un frein à la survie ! 

malheureusement le monde de demain restera uniquement ouvert à ceux qui recevront des apprentissages permettant d'y faire face.

La fabrique des esclaves se porte bien !