samedi 18 avril 2015

Le travail c'est fini, restent les ventres à combler

La Société automatique

Le 19 juillet 2014, le journal Le Soir révélait à Bruxelles que selon des estimations américaines, britanniques et belges, la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, la Pologne et les États-Unis pourraient perdre entre 43 et 50 % de leurs emplois dans les dix à quinze prochaines années. Trois mois plus tard, le Journal du dimanche soutenait que trois millions d’emplois seraient condamnés à disparaître en France au cours des dix prochaines années.

L’automatisation intégrée est le principal résultat de ce que l’on appelle « l’économie des data ». Organisant des boucles de rétroactions à la vitesse de la lumière (à travers les réseaux sociaux, objets communicants, puces RFID, capteurs, actionneurs, calcul intensif sur données massives appelées big data, smart cities et robots en tout genre) entre consommation, marketing, production, logistique et distribution, la réticulation généralisée conduit à une régression drastique de l’emploi dans tous les secteurs – de l’avocat au chauffeur routier, du médecin au manutentionnaire – et dans tous les pays.

Pourquoi le rapport remis en juin 2014 au président de la République française par Jean Pisani-Ferry occulte-t-il ces prévisions ? Pourquoi le gouvernement n’ouvre-t-il pas un débat sur l’avenir de la France et de l’Europe dans ce nouveau contexte ?


L’automatisation intégrale et généralisée fut anticipée de longue date – notamment par Karl Marx en 1857, par John Maynard Keynes en 1930, par Norbert Wiener et Georges Friedmann en 1950, et par Georges Elgozy en 1967. Tous ces penseurs y voyaient la nécessité d’un changement économique, politique et culturel radical.

Le temps de ce changement est venu, et le présent ouvrage est consacré à en analyser les fondements, à en décrire les enjeux et à préconiser des mesures à la hauteur d’une situation exceptionnelle à tous égards – où il se pourrait que commence véritablement le temps du travail.


(Bernard Stiegler, philosophe, est notamment l’auteur de la Technique et le TempsMécréance et discrédit,Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécueÉtats de choc. Bêtise et savoir au XXIe siècle. Depuis 2006, il dirige l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) et préside l’association Ars Industrialis, Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit.)

 
Toujours davantage de bouches à nourrir et toujours moins de salaire.

Ou demander "un salaire minimum général" qui serait pris sur les bénéfices des entreprises ? ....

À cette idée Wendy est écroulée de rire ! Compte la dessus et bois de l'eau fraîche.

Ils créent un loumpen prolétariat qui détruira autant la démocratie que le niveau de rémunération.

Une bande de gueux serviles, voilà ce qui est en train d'être créé.

La redistribution des "richesses" se fera via les tickets d'alimentation ! Déjà testé, ça "marche".

Pire : la croissance s'arrêtant partout il n'y aura Pas de création de richesses suffisantes pour même imaginer une redistribution.

Que vont-ils faire de nos corps ? Je suis sérieuse.

5 commentaires:

  1. La meilleure a chose à faire aujourd'hui, c'est de ne surtout pas faire de gosse au moins il y'aura moins de bouche a nourrir plus tard.

    RépondreSupprimer
  2. Pour répondre à ta question,"soleil vert", mais la vrai question c'est quand ?
    La descente est lente et je ne pense pas qu'il y aura une guerre armé, ils ont trop à perdre ! En fait, la guerre est déjà commencé mais elle est économique.
    Comme au Monopoly, à celui qui bouffera l'autre!
    J'aime bien ton blog Wendy,

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ils ont les moyens de nous éradiquer

      http://www.wendy-leblog.com/2015/04/justice-immanente.html

      Supprimer
    2. En fait ils voudraient nous remplacer (à part les machines) par des hybrides entre l'homme et le singe...

      Supprimer
  3. redistribution....quand il n'y aura plus d'argent , plus de travail et que les assiettes seront vides , nous ferons ce qu'à toujours fait l'homme dans ces cas là ; nous iront nous servir nous mêmes ....ventre vide n'a pas d'âme....christ

    RépondreSupprimer

Modération.


------------

Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.