mardi 25 mars 2014

un régime de retraite en danger



Retraites: les salariés du privé sont les dindons de la farce
Publié le 25 mars 2014

La Caisse Nationale d’Assurance Retraite, ou CNAV pour les intimes, représente, organise et gère le fameux « régime général » de retraite des salariés du privé.
le rapport de la Caisse Nationale d’Assurance Retraite, ou CNAV disponible ici.
elle représente, organise et gère le fameux « régime général » de retraite des salariés du privé (lesquels cotisent généralement aussi à un organisme membre de l’ARRCO ou de l’ARGIC).
Comme 13.23 millions de retraités, ou 17.81 millions de cotisants, vous faites sûrement partie des 31 millions de français qui, de gré ou de force, dépendent de la CNAV pour vos vieux jours. Comment sont gérées les sommes conséquentes que vous avez versées ou que vous continuez à verser chaque mois à cet organisme.
En matière de recettes, en 2012, la CNAV a ramené dans ces coffres pas moins de 106.8 milliards d’euros. Dont 67.8 milliards rien qu’en cotisations, soit plus de 3 800 euros par cotisant, comme nous le montre le tableau ci-dessous :

Parallèlement, la caisse a déboursé seulement 101.5 milliards d’euros aux retraités (soit seulement 640 euros par mois par retraité au passage), soit un différentiel de plus de 5 milliards d’euros, de quoi assurer la continuité des versements en cas de crise
En réalité, si l’on inclut les régimes spéciaux et les autres régimes complémentaires obligatoires, c’est plus d’une trentaine d’organismes administratifs qui coexistent dans une absurdité bureaucratique kafkaïenne.
 Ainsi, en 2012, la CNAV a déboursé pas moins de 6.8 milliards d’euros en transferts aux régimes spéciaux et prestations aux industries électriques et gazières (IEG, comprenez aux retraités de GDF et EDF), soit une coquette somme de 220 euros pour chacun des 31 millions de cotisants et retraités de la CNAV.

Bien-sûr, à la vue des perspectives démographiques, et donc financières, peu réjouissantes pour la CNAV (explosion du nombre de retraités, relative stabilité des cotisants), on est en droit de se questionner sur la capacité de la CNAV à financer les retraites des régimes spéciaux.
Mais surtout, au pays de la justice sociale, on en vient à se demander au nom de quoi la CNAV transfère 1.5 milliard d’euros aux salariés de EDF et GDF chaque année. En effet, les bénéficiaires des régimes spéciaux comptent parmi les retraités les plus à l’abri du besoin, un ancien de GDF/EDF, par exemple, perçoit près de 2 433 euros (bruts) par mois quand un salarié du privé émarge seulement à 1166 euros (nets) en moyenne. On parle ici de 9 400 euros de transferts annuels par ancien de chez EDF/GDF, soit 785 euros mensuels ! Plus que ce que la CNAV verse à ses propres retraités.

avec 1.36 milliard d’euros en 2012 en frais de gestion pour un effectif de 13 548 employés et des dépenses de 115.5 milliards d’euros, la CNAV affiche des dépenses de fonctionnement de plus de 100 000 euros par employé.
Entre une gestion coûteuse, une démographie défavorable et des transferts pesants aux cigales des régimes spéciaux, le gigantesque système de Ponzi sur lequel repose les espoirs de retraite des fourmis laborieuses du privé, menace plus que jamais de s’effondrer en même temps que les finances de leur caisse de retraite.

on peut "se lâcher" mais il y a un vrai souci pour nos retraites. ce texte est un texte "libéral" mais ce n'est pas en cela qu'il peut être balayé.

depuis le début de ce blog je note : 700 euros mensuels par retraité.
aujourd'hui, je ne sais plus. ... les disparités vont se creuser. 450 euros pour les uns, 3500 pour les autres. comme dans le vieux monde mais sans lien social.