jeudi 27 mars 2014

Gaz de Schiste : les américains veulent contourner la Russie

D’après une étude publiée par l’US Energy Information Administration au mois de juin 2013, les réserves ukrainiennes récupérables de gaz de schiste sont estimées à 3,84 trillion de mètres cube (tmc)[26]. Au mois de janvier 2013, Kiev a signé un accord de partage de production avec Royal Dutch Shell portant sur l’exploration puis l’exploitation du gaz de schiste du champ de Yuzivska, situé dans l’est du pays.

 Il est prévu que Shell investisse jusqu’à $500 millions pour la phase d’exploration qui doit débuter en novembre 2014. Néanmoins, le plus important accord de partage de production a été signé en novembre dernier avec l’américain Chevron
            L’exploration offshore n’est pas en reste : en août 2013, un consortium formé par Exxon Mobil et Shell a signé un accord d‘intention avec le gouvernement ukrainien portant sur l’exploration du plateau maritime ukrainien dans la partie occidentale de la mer Noire

Moscou, qui ne dispose pas des technologies pour exploiter le gaz de schiste, s’est néanmoins positionnée sur les gisements de gaz naturel offshore Pour Moscou, il s’agit de se positionner dans un secteur hautement stratégique, au débouché de la mer d’Azov et au cœur des lignes de communication de la marine russe entre la Crimée et Novorossisk.

 Si le GNL apparaît comme une solution favorisant l’intégration de l’Ukraine au sein de nouveaux réseaux qui contournent le territoire russe, son coût reste encore trop élevé et son choix nécessiterait des investissements colossaux (pipelines, usine de regazéification, tankers…). L’année 2013 a démontré que Kiev s’achemine plutôt vers l’exploitation de ses réserves de gaz de schiste, et compte sur les compagnies occidentales pour les développer. Pour les Etats-Unis, il s’agit d’une nouvelle opportunité pour contribuer à la diminution des prix mondiaux du gaz. Jusqu’à présent, c’est le corridor gazier sud (Southern Corridor) et le désenclavement des ressources énergétiques de la mer Caspienne via le sud Caucase et la Turquie, qui retenait toute l’attention de Washington en mer Noire. L’exploitation des immenses réserves ukrainiennes, mais également roumaines, de gaz de schiste permettrait de parachever cette stratégie, surtout après l’échec du projet de gazoduc Nabucco soutenu par Bruxelles, en mettant sur le marché de nouvelles quantités de gaz qui contribueront à une diminution globale des prix.


les roumains vont devenir riches, vite.
les USA ont déjà acheté les sous sols. le reste n'est que littérature enfantine.
la réaction des russes ? vendre à la Chine, possiblement. ou s'entendre avec les américains comme ils savent si bien le faire en Arctique et en Sibérie.
ou se fâcher. Gazprom, c'est leur $ à eux, leur instrument de guerre, leur arme fatale.