mardi 25 mars 2014

Fukushima tue les aninaux marins dans le silence

En 2013, des naturalistes ont signalé des épidémies sans se les expliquer : ours polaires, phoques et otaries mouraient en Alaska. Les harengs du Canada perdaient du sang par les branchies, selon l’Agence France Presse. Les otaries de Californie ne pouvaient plus se reproduire et les étoiles de mer sont mortes par millions.
Du nord au sud, sur le rivage, elles ont blanchi, perdent des bras et fondent en bouillie. On a vendu des crabes vidés de toute chair sur les étals de Los Angeles. Les habitants du littoral, amis de la faune, se sentent à l’abandon.
Les chercheurs s’interrogent.
 Ken Buesseler, du laboratoire Woods Hole, du Cap Cod, au bord de l’Atlantique surveille la radioactivité de la côte ouest. Depuis l’Atlantique ? Mais oui, personne d’autre ne veut s’en occuper.
Le césium 137, par exemple, contamine l’eau, nous explique Buesseler, chimiste de l’océan. 1% se piègent dans les sédiments, mais 99 % passent dans les sels en solution dans l’eau de mer. Ses appareils, ultra sensibles, ne détectent pas encore d’augmentation. Il escompte la déceler dans deux ans, au ryhtme des courants. Les objets flottants vont plus vite parce que les vents les poussent.
« Le gouvernement ne veut pas s’en charger, dit Buesseler, ce sont des mesures trop fines, ça ne l’intéresse pas. Mais les gens là bas sont très inquiets et ils payent des impôts. J’estime qu’ils ont le droit de savoir ".
 sur douze mille kilomètres de côtes, entre l’Amérique et Hawaï, ou dans le financement de cette recherche : Plus de mille personnes ont répondu.
Rendez vous sur le site Our radioactive ocean. Ça rappelle le temps de Tchernobyl : il faut une organisation à but non lucratif, autrefois la CRIIRAD en France, aujourd’hui Woods Hole aux Etats-Unis, pour dévoiler la vérité.

source 

 dire sans arrêt : "on le savait" ne règle rien.