mercredi 26 février 2014

l'Urkraine , la Russie (et le traité transatlantique ?)

Le rouble a atteint mercredi un nouveau record de faiblesse face à l'euro, la monnaie russe pâtissant des craintes d'une faillite de l'Ukraine et du ralentissement de l'économie russe.
L'euro valait 49,42 roubles vers 09H40 GMT, au-delà du record de la semaine dernière, de 49,35 roubles.
Le dollar progressait à 35,94 roubles, son plus haut niveau depuis 2009.
La devise russe a déjà perdu plus de 8% face à l'euro depuis le début de l'année, pénalisée par la désaffection générale des investisseurs vis-à-vis des monnaies émergentes et du coup de frein sur l'activité économique en Russie.
Selon les analystes de VTB Capital par ailleurs, "les tensions en Ukraine ont recommencé à peser sur le rouble".
Un vice-ministre russe des Finances, Sergueï Stortchak, a averti mardi que Moscou n'avait "pas d'obligations légales" à verser les prêts accordés à l'Ukraine en décembre.
Les craintes d'un défaut de paiement de Kiev se font de plus en plus pressantes et les banques russes sont très engagées dans l'ex-république soviétique. L'agence de notation Fitch a évalué mardi leurs prêts en Ukraine à 28 milliards de dollars.
Par ailleurs, l'activité économique russe inquiète les investisseurs. La croissance du produit intérieur brut s'est établie à 1,3% l'an dernier contre 3,4% en 2012 et 4,3% en 2011, et les indicateurs publiées depuis le début de l'année montrent que la tendance s'est encore aggravée. source
de plus :

Depuis que la Réserve fédérale américaine a annoncé son intention de réduire progressivement ses injections de liquidités, les investisseurs internationaux anticipent sur une solide reprise et une hausse des taux d'intérêt aux États-Unis et ils retirent leurs avoirs des pays émergents pour les placer aux États-Unis. source

davantage sur l'économie russe,  encore plus bien documenté et clair. 

et avec ce lien, c'est pas mal non plus ! 


L'économie russe doit évoluer et se transformer si elle veut continuer d'avancer. Mais cela remet en cause le modèle de développement largement fondé sur les exportations. Ce modèle doit céder la place à un modèle plus largement autocentré, sur la Russie ou sur les pays qui l'entourent.
Mais pourquoi voit-on des opérations fructueuses, tant pour l'industrie française que pour l'industrie russe, être freinées, voire bloquées, tant par la frilosité des banques que par les mauvaises manières de l'administration ? Ici, il est clair qu'un signal fort doit être envoyé par le ministère des Finances français. Il est inconcevable que l'on n'ait pas utilisé les synergies qui se dégageaient entre la sidérurgie française et la sidérurgie russe qui sont complémentaires. Les travailleurs de Florange ont payé un lourd tribut à cette russophobie imbécile de la haute administration française.
Jacques Sapir source