samedi 22 février 2014

l'Ukraine, notre Grèce de demain

tiens, pas de tuyaux, RIEN ! en Ukraine. Rien.

idée fausse :

Les Ukrainiens qui manifestent cherchent à sortir d’une domination russe qui perdure

A qui la faute ?
En réalité, la Russie a neutralisé l’Ukraine du jeu géostratégique régional (principalement énergétique) après la révolution précédente de 2005. Cette révolution de couleur avait vu l’accès au pouvoir de l’élite politique dirigée par Viktor Iouchtchenko. Seulement un an après son élection, le nouveau pouvoir ukrainien a déclenché une guerre énergétique en obstruant le transfert du gaz russe vers l’Europe. La construction de South Stream et North Stream était à ce titre destiné à réduire à néant le pouvoir de nuisance de l’Ukraine en tant qu’Etat de transit et permettre un approvisionnement stable de l’Europe par la Russie, comme elle le fait en Turquie via Blue Stream.
Ce faisant, les pertes économiques pour l’Ukraine ont été énormes et la responsabilité incombe au pouvoir politique en place à ce moment. L’Ukraine est aujourd’hui un pays en très mauvaise santé économique et morale, dont une grande partie des jeunes émigrent ou souhaitent émigrer pendant que le pays fait face a une crise démographique absolument terrible dont là encore les médias étrangers ne parlent que trop peu.


autre piste :

 Les heurts violents entre la police et les manifestants hier 19 février à Kiev marquent une escalade de la campagne de l’opposition pro-occidentale pour faire tomber le président ukrainien Viktor Yanukovitch. 

 L’opposition, soutenue par les gouvernements des États-Unis et de l’Allemagne, cherche à installer un régime d’extrême-droite déterminé à intégrer l’Ukraine dans l’Union européenne et à appliquer ses exigences de mesures d’austérité.


encore une piste pour comprendre l'intérêt de l'Europe :

En 2014, l’Ukraine devra rembourser près de 4 Mds $ au FMI, ainsi que des titres venus à échéance (1 Md $ d’eurobonds notamment). Or, la décision de suspendre les négociations avec l’UE risque d’accentuer l’inquiétude des investisseurs et donc de réduire encore l’accès du pays aux marchés internationaux des capitaux. L’aide qui pourrait être apportée par la Russie ne suffira pas à améliorer durablement la situation financière ukrainienne.

Les tensions sur la hryvnia devraient donc se poursuivre. Pour maintenir l’ancrage avec le dollar, la banque centrale a puisé massivement dans les réserves de change, qui ne représentaient plus que 2,5 mois d’importation en octobre 2013. Une forte dévaluation, qui semble désormais difficile à éviter, aurait des répercussions considérables sur le risque souverain, privé et bancaire. La dette publique, supérieure à 30% du PIB, est en effet pour moitié libellée en devises. Par ailleurs les entreprises privées et surtout le secteur bancaire (fragilisé par une profitabilité quasi-nulle et des prêts non-performants représentant 15% des crédits) sont très endettés en dollars vis-à-vis des non-résidents.

source : fiche pays Coface

on comprend mieux, le "silence russe", non ?

la chose véritablement à retenir, d'après moi :

"nous paierons, nous paierons, via le FMI, la Troïka, nous paierons !".

nous, les européens, nous paierons les remboursements au FMI, sous couvert d'une grande avancée de la Démocratie !

ne pas oublier : Kiev est relativement proche de Sotchi. vite fait !

carte/distance