vendredi 10 mai 2013

la Commission Européenne à la solde des industriels

Encore une fois, le lobby des fabricants a réussi à imposer sa vision et ses méthodologies à la Commission Européenne… qui est passée à côté des sujets essentiels. Certes les émissions de gaz à effet de serre doivent être prises en compte. Mais toutes les analyses de cycle de vie (ACV) multicritères indépendantes montrent que la toxicité (santé des êtres humains) et l’éco-toxicité (pollutions et dégradation des écosystèmes) sont des dimensions aussi importantes, sinon plus, à prendre en compte. Sans oublier l’épuisement des ressources non renouvelables. La guerre économique que se livre la Chine avec le reste du monde autour des terres rares nous le rappelle tous les jours. Sans oublier les conflits armés liés à l’eau douce et aux énergies carbonées.
La démarche d’uniformisation de la Commission Européenne est essentielle. Mais il est dommage – et plutôt surprenant - que les plus hauts pouvoirs européens s’appuient uniquement sur l’avis des industriels* sans consulter les experts indépendants du domaine : Ademe, EcoInfo (CNRS), Alliance Green IT, ONG telles que les Amis de la Terre et le WWF, etc. en France par exemple. En conclusion, les estimations qui seront publiées par la Commission Européenne devront être prises avec des pincettes car elles seront (très) inexactes et trop partielles pour avoir un intérêt. plus

la Commission Européenne a demandé à 27 fabricants, opérateurs et éditeurs de réaliser des tests grandeur nature.elle va rendre des chiffres que les entreprises ci-dessous lui fourniront :


Alcatel-Lucent, AMD, AUO, BT, Cisco, Dassault Systèmes, Dell, EECA-ESIA, Ericsson, GSMA, Hitachi, HP, Huawei, Intel, Lenovo, NEC, Nokia, Nokia Siemens Networks, Orange, Sagemcom, SAP, Telecom Italia, Telefónica, TeliaSonera et 3 sociétés anonymes.

 Source : http://www.ict-footprint.com/ et https://ec.europa.eu/digital-agenda/en/news/report-pilot-testing-methodo…