mardi 23 avril 2013

virtualiser les funérailles

La Chine, un monde dont les limites physiques s’opposent à la culture traditionnelle et aux rituels. Dans leurs villes qui ne dorment jamais et qui n’en finissent plus de grandir, il y a à peine de l’espace pour les vivants, et encore moins pour les morts. Afin d’éviter l’usage d’espaces urbains précieux pour les enterrements, l’État a rendu obligatoire la crémation des morts en 1985. Depuis, celui-ci encourage les gens à renoncer à leurs inhumations terrestres pour des pratiques alternatives, parmi lesquelles les enterrements en mer, en forêt, ou voire sur internet.

Il s’agit des « sites-web de deuil », sur lesquels des personnes peuvent créer une page consacrée à un décès. Des clients peuvent simuler les actes d’offrande en faisant glisser des fleurs, de l’encens, des bougies, du thé, (etc.) virtuels avec leurs souris. Les pages présentent également des photos, des prières offertes, des histoires qui se manifestent sous des formes multimédias.
En 2007, il y avait plus de 30 « sites-web de deuil » en Chine. Parmi lesquels, le site Netor qui a reçu plus de 6 millions de posts dans ses six premières années d’existence.
Zhu Yong, un chercheur au Ministère des Affaires civiles de Chine a fait l’éloge de cette pratique : « Les enterrements virtuels peuvent éviter le gaspillage de ressources naturelles et facilitent les efforts des gens de commémorer les décédés. Il me paraît être le futur écologique des funérailles. »

Jane Zhang source

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