mardi 23 avril 2013

« Les enfants ne votent pas »

« Mieux vaut être humilié avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux. » Quel dommage que cette phrase ne soit qu’un extrait de la Bible, en son Livre des Proverbes (16, 19) et non un article du code de Procédure pénale – pas plus, du reste, que de la Déclaration des droits de l’enfant.

au commencement, à Outreau, c’est d’enfants qu’il s’agissait. 

Enfants violés, violentés, victimes d’inceste et de tortures diverses dénoncées par leurs familles d’accueil.

Qu’avons-nous retenu ?
En gros, que c’est l’une des plus monstrueuses erreurs judiciaires du siècle. Treize personnes, accusées de viols sur des enfants, se sont retrouvées innocentées après des années de procédure et, pour certaines, trois ans de détention provisoire, reçues en grande pompe par les plus hautes autorités de l’État, avec les excuses de la République et, accessoirement, une indemnisation allant de 650 000 à 1 million d’euros (le montant total de l’indemnisation étant tenu secret afin d’éviter que la jurisprudence ne crée une inflation) pour faute lourde de l’État. Les enfants reconnus victimes, eux, ont touché 30 000 euros par (petite) personne.

depuis certains des enfants d’alors sont devenus grands, majeurs. Ils parlent, écrivent et dénoncent derechef.

Le film Outreau, l’autre vérité leur donne la parole, à eux qui l’avaient perdue, rappelle des faits, fait voler en éclats quelques préjugés.


Pendant le procès d’assises, « pour des raisons budgétaires »,  les enfants, trop nombreux pour être décemment installés, ont été parqués dans le box des accusés.
Je répète :
Les enfants, les plaignants, les victimes, les accusateurs se sont retrouvés à la place des accusés.
Tandis que les accusés, eux, étaient assis dans la salle, dans les rangs du public.

 Les quinze enfants victimes présumées ont été défendus collectivement par deux avocats.
Les dix-sept inculpés, eux, en ont eu dix-neuf à leur disposition, dont un ténor du barreau.

 Depuis Outreau, le poste de « Défendeure des enfants », qui pâtissait déjà d’un sérieux barbarisme à sa naissance, a été fondu et confondu, sans autre forme de procès, avec celui tellement plus politiquement correct de « Défenseur des droits ». Autant dire supprimé en tant que tel.
Le sénateur Robert Badinter avait à cette occasion interpellé ses pairs en des termes inouïs, le 3 juin 2010, au palais du Luxembourg :

 « Considérez-vous, mes chers collègues, dans la nuit, à partir du texte du Sénat, avoir fait prospérer la protection des droits des enfants, l’avoir améliorée et renforcée ? Je vous dis que non, et c’est une mauvaise action ! ».

extrait du texte de  Sophie Chérer (ici)
toujours pas retrouvé, S. Maillaud  ! 
sur Donde Vamos, un texte purement hallucinant sur les Pays-Bas (là), tellement hallucinant que
j'ai du mal à y croire, vraiment !

un délire.... ! Outreau, le procès, le film qui ne peut passer à la TV, la disparition de S.Maillaud, le texte de Donde Vamos, juste délirant. 

un monde occulte comme le dit F. Léotard en 2005, que je ne connais pas.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LqRmYwuyH5A#!

ou ici :

 http://youtu.be/LqRmYwuyH5A

(encore des soucis d'intégration).