mardi 23 avril 2013

la fumée qui cache le feu

Nous prenons les paris: ce que vous achetez maintenant à 100 pour avoir un rendement de 2% vaudra moins de 40 dans 5 ans. C’est le modèle, le « pattern » de toute crise. On piège, on déprécie, on ramasse.
Vous croyez que votre capital, votre épargne, sont rognés par les taux d’intérêt nuls, par les taux négatifs, par les taxes, les frais, les commissions, attendez un peu que le grand râteau passe.
Faites un effort, un tout petit effort d’imagination. Que vaudra votre titre obligataire, votre titre que vous avez acheté au pair ou plus, sur la base d’un rendement de 1,5% lorsque les taux seront revenus au niveau normal de 5%? presque rien! Que vaudra votre obligation qui rapporte 1,5% lorsqu’ils auront réussi à embarquer l’inflation à 6%, ce qui est le minimum pour sortir de la crise? Absolument rien!
La dévalorisation de votre capital va être radicale. Elle est programmée. Elle est voulue, c’est cela la sortie de la crise.
à y regarder de plus près, il s’agissait de tondre l’ appareil productif et l’épargne de leurs profits légitimes, pour leur recycler sous forme… de dette. On vole les profits légitimes pour faire fonctionner… une pompe de dettes. Avec au passage, non seulement l’enrichissement d’une caste privilégiée, mais en plus et surtout, la constitution d’un Pouvoir. D’une influence.
TOUT ICI 

il n'y a pas de complot, juste de l'avidité humaine. la loi du plus fort qui s'applique. implacablement.

accessoirement :

pourquoi après une année de présidence nous n'en sommes toujours qu'au "mariage pour tous" ?  
la guerre au Mali, l'état de l'économie, de l'emploi, de la démocratie et bien d'autres sujets sont passés sous silence. 

une année pleine pour un vote au parlement acquis quoi qu'il arrive.

une année pleine de "passages télé" pour une loi acquise.

une année de palabres et de professions de foi au sujet d'un projet de loi qui pouvait être voté et appliqué en quelques semaines.

une année pendant laquelle nous nous sommes tous appauvris et divisés.

nous en sommes responsables.