mercredi 20 février 2013

une missive et des maux

« J'ai visité cette usine plusieurs fois. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France (...). Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français. Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord. » 

copie du courrier où le président du groupe américain Titan explique au ministre du Redressement productif pourquoi il jette l'éponge sur la reprise de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

 Arnaud Montebourg avait espéré que Titan international, dont l'offre de reprise partielle violemment combattue par la CGT du site mi-2012, reviendrait à la table des négociations.

Mais l’affaire ne devrait pas en rester là. Selon France Inter, Fiodor Rilov, l'avocat de la CGT a lancé une action judiciaire contre Titan. Pour le syndicat majoritaire cette lettre est bien la preuve que «la reprise par Titan était une mascarade».

 sources : la presse déchainée !

 tout est dit. je pencherais même pour un courrier écrit collégialement par tous les industriels et timbré en cœur

les propositions de lutte contre le chômage :

-davantage de flexibilité

-des salaires amputés par des hausses de cotisations et diminués en cas de difficultés de l'entreprise

-des forages d'exploration des nappes de G. de Schiste

-destruction du code du travail 

les conséquences :

-un printemps français

-une montée du F.N.

-l'abandon du système "social"

-un désengagement de l'Etat centralisé au profit d'une régionalisation accrue.

 

des plus pauvres et des moins riches, en quelque sorte. Fin de la France.