jeudi 21 février 2013

le travail rend libre

"Nous, on veut du travail"

n'importe quoi ! 

non seulement il n'y a pas plus de "travail" à la Réunion qu'en Métropole ou qu'en Grèce mais encore depuis quand "vouloir travailler" est une revendication ?

"on veut des euros" : je comprendrais mais "on veut louer notre force de travail", non !

c'est vraiment le nec plus ultra de l'esclavage moderne !

le gouvernement français comme le gouvernement grec avant lui, ne dira rien sur l'évolution prévisible du nombre des chômeurs. et ne fera rien non plus.

les gouvernements ne peuvent rien faire. tant que certains contribuables pourront payer des impôts il y aura cahin caha une "redistribution". 1 français/2 qui paye des impôts.
avec la crise ce contribuable payeur s'appauvrit. donc il paye de moins en moins d'impôts, donc la redistribution est entamée du "manque à gagner". ça ne durera donc pas longtemps...

les jeunes manifestants réunionnais auraient pu revendiquer "un  revenu minimum mensuel décent".

j'entends chaque jour davantage se creuser le fossé entre "ceux qui travaillent" et "les autres".

la division des esclaves est la certitude de la pérennisation du système.

le système crée des "pauvres", des exclus et ces misérables ne veulent qu'une chose :

se mettre au service de ce même système.

je crains la montée de la rage des opprimés et des laissés pour compte.

un rappel :

"Le jour viendra où notre silence sera plus fort que les voix qui nous étranglent aujourd’hui"

 August Spies, anarchiste condamné à mort
 suite au évènement d'Haymarket Square
 
C'est en souvenir des morts de McCormick et d'Haymarket Square, et des 8 anarchistes condamnés à la pendaison que le 1er Mai est depuis rappelé internationalement comme une fête révolutionnaire,

là où on en a pas encore oublié les origines.

ci-dessous, pour mémoire, l'appel du journal Die Arbeiter Zeitung en date du 2 Mai 1886 :

La guerre des classes a commencé.
Hier, on a fusillé les travailleurs, en face de l'usine Mc Cormick. 

Leur sang crie vengeance!
Qui pourrait douter que les tigres qui nous

 gouvernent sont avides du sang des travailleurs !
Mais les travailleurs ne sont pas des moutons.
A la Terreur-Blanche, ils répondront par la Terreur-Rouge.
Mieux vaut la mort que la misère !
Si l'on fusille les travailleurs, répondons de telle façon 

que nos maîtres s'en souviennent longtemps.
C'est la nécessité qui nous fait crier : Aux armes !
Hier les femmes, les enfants de pauvres pleuraient leurs maris et leurs pères fusillés.

 Tandis que, dans les palais, les riches remplissaient leurs verres de vins coûteux 

et buvaient à la santé des bandits de l'ordre...
Séchez vos pleurs, vous qui souffrez. Ayez du cœur, esclaves !
Insurgez-vous
!
Plaque commémorative à Chicago, posée par le ministère de l'intérieur des Etats-unis. 
Le graffiti au dessus et en dessous dit :
"D'abord ils prennent ta vie, puis ils exploitent ta mémoire". 

- Anarchopedia, les articles "1er Mai" et "Emeute de Haymarket".
- Increvables anarchistes, l'article "1886, 1e-4 Mai, grèves, émeutes et attentats à Chicago".

l'état de l'économie française. clic 

le travail rend libre. images. clic 

lecture conseillée :
 Le Seigneur des porcheries, roman écrit par Tristan Egolf en 1998.
 sous-titré:
« le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes » 
(Lord of the Barnyard : Killing the Fatted Calf and Arming the Aware in the Corn Belt)