jeudi 14 février 2013

du "minerai" au gros Kaka dans nos assiettes

voici : nous apprenons que nous mangeons du "minerai de bœuf/désossé/surgelé'.
Mais qu'est ce ?  Ceci :



Pour les carcasses, 80 à 90 % de l’animal abattu est déjà affecté à un acheteur : la carcasse elle-même est dûment tamponnée, identifiée, tracée et étiquetée « au champ près », assure un expert.
Restent les 10 % à 15 % de « minerai » qui n’est pas directement valorisable et s’incorpore dans les préparations industrielles en boulettes, raviolis, lasagnes, hachis parmentiers…
Ce sont des « pointes de muscle », les deux extrémités d’un faux-filet par exemple, coupées sur 5 cm et invendable en l’état à l’étal, du gras et des morceaux prélevés sur les « avants » de la bête, moins nobles.
Ce minerai vendu congelé en sacs de 5 à 10 kilos n’est pas soumis aux mêmes obligations par la législation européenne mais relève des « conventions commerciales » entre vendeurs et acheteurs : à l’acquéreur d’énoncer ses besoins et ses critères et à lui de vérifier que la viande livrée correspond chez son fournisseur.
Dans l’affaire Findus, les firmes françaises Spanghero et Comigel auraient dû s’assurer de la qualité de la livraison.
Les intermédiaires. Ce sont des circuits tout à fait légaux par lesquels un opérateur s’adresse à un trader pour s’approvisionner. Dans l’affaire Findus, au moins un basé à Chypre est intervenu : il sert d’interface grâce à son réseau et peut aussi démarcher des clients pour placer des lots « au plus offrant ».
Le trader qui dispose d’une tonne de minerai dans un abattoir en Roumanie trouve un acheteur : le lot arrive chez l’acquéreur ou directement chez l’industriel qui va le transformer.
Aucun des interlocuteurs contactés par l’AFP n’a pu donner de prix, « mais on est très loin de ce que paie le consommateur chez le boucher », confie l’un et c’est bien l’approvisionnement au moindre prix qui motive ces pratiques.
C’est néanmoins du commerce de gros, tout à fait légal.
AFP.




Et de quoi ce minerai est-il composé ?
Il s’agit d’un magma de marchandises assez indéfini, dans lequel nous retrouvons du maigre, du gras et du collagène. Cela existe dans tous les abattoirs et avec toutes les espèces de viandes abattues. Ensuite, ce minerai est revendu à qui en veut.
Il y aurait donc un marché du minerai en Europe ?
Exactement. Le minerai est un produit qui connaît la spéculation, comme les céréales ou d’autres produits alimentaires. Vous avez un marché qui répond à la loi de l’offre et de la demande. Chez Spanghero – l’entreprise qui a acheté la viande mise en cause, en Roumanie -, il y a probablement un salarié en charge de trouver le minerai le moins cher pour faire les lasagnes Findus. Là, c’était la Roumanie. Demain, ça peut être ailleurs. Après, chaque entreprise est plus ou moins regardante sur la qualité du minerai…
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du cheval américain ? fort possible, via le trader chypriote. les américains ne mangent pas leurs chevaux mais les vendent aux chinois et aux européens. 
sur la viande de cheval américaine il n'y a aucune traçabilité ! sympa !

le sulfureux trader a été condamné l'an passé à un an de prison dont trois mois avec sursis pour avoir vendu du cheval sud-américain pour du boeuf allemand. Le Financial Times précise même que cette viande avait été vendue en France. plus,   encore plus

scandale "sanitaire" en perspective ?

rappel, les japonais s'emploient à transformer les "déchets" humains pour les rendre commercialisables comme "plats préparés" :
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 il serait si simple de transformer directement les humains et d'introduire un gène "végétarien". pensons y !

c'est bien vrai !