lundi 17 décembre 2012

l'avant

à la lecture des informations, je souhaite qu'il n'y aie pas plus de débordements ces derniers quatre jours qui nous séparent de cette "fin du monde" si attendue.

survivalistes, religieux, prêcheurs, chômeurs, endettés, déplacés, effrayés, seuls.

seul dans un monde de connexions, de voyages "pas chers", de téléphones, de voitures avec GPS pour "seulement".

no futur, c'est devenu la blague de 2012. une veille blague des années 70, du siècle dernier.

"sans famille", "sans travail", sans argent, sans amour, ils attendent la destruction.
la privation de tout a façonné l'attente du rien.

la finitude du monde a créé le désir de la fin du monde. l'envie de ne plus être là, de n'avoir plus à gérer les jours suivants.

je lis les sites internet où les intervenants appellent l'apocalypse de leurs vœux.
en fait, je lis leur épuisement et leur rage teintés de religiosité en bouillie et de désespoir.

le 22 j'espère qu'on ne décomptera pas davantage de crimes de masse et d'actes désespérés.

"à qui le crime profite-t-il ? "

qui organise la "grande peur de 2012" ? combien de "produits dérivés" ? combien de "click" sur des sites qui vivent de la pub ?

qui nous a informés que les lendemains ne chanteraient pas ? afin que nous nous contentions de "pas grand-chose".

le 22, aucun message divin ne sera venu expliquer notre condition humaine.

pauvres humains, seuls dans un univers infini, sur leur planète abimée.

70% des Français meurent à l'hôpital et très souvent abandonné de tous. Seul un quart de personnes meurent entourées de leurs proches. Des infirmières ont été interrogées sur le décès de 3.700 patients et seul un tiers d'entre elles parlent de "circonstances acceptables". ici

et ici 

c'est peut être pour cela aussi que certains ne veulent plus vieillir.
(no futur).


ce qui est certain c'est qu'en mettant en scène la mort de l'humanité sa vie elle même est interrogée.
le complot est juste là.

Zola « Comment on meurt »

le calendrier de l'avant et sa critique ? (humour)