mardi 18 septembre 2012

flash crash sur le pétrole

Tout n'était que calme et volupté sur le Nymex aujourd'hui. Les bulls digéraient encore leurs juteux gains généralisés garantis par ces messieurs les banquiers centraux. Les contrats à terme sur le West Texas Intermediate s'échangeaient presque à l'équilibre jusqu'à 19h51, heure de Paris où tout a commencé à basculer. En l'espace de 4 minutes, l'or noir s'est littéralement effondré de près de 4 $ par baril ,et ce sans raison apparente. 


Certains diront que la recrudescence des tensions au Moyen-Orient en cette période de fête juive (Mais si, souvenez-vous de Yom Kippour 1973) rend plus probable le recours surprise aux stocks stratégiques de pétrole par un président de moins en moins assuré d'être réélu. Mais rien de tel n'est d'actualité, du moins pas à l'instant où j'écris ce billet. 
Ci-joint un autre graphique qui provient du Nanex et qui détaille davantage la chute brutale du WTI. 


Alors flash crash ou non? L'absence d'éléments permettant d'expliquer de façon sensée ce mouvement de prix aussi puissant que soudain porte à croire qu'il y a eu un mini flash crash, ou bien un joli fat finger, ou encore quelques désengagements d'institutionnels maintenant que l'évènement tant attendu (à savoir le QEx) a été réalisé. Les seules choses que l'on sait, c'est que les volumes ont explosé (après avoir été faible sur l'ensemble de la séance, rendant possible un tel mouvement de prix), et que l'ensemble des matières premières ont été soumis à d'importantes turbulences aujourd'hui. Ou bien Israël a renoncé à bombarder l'Iran. Qui sait?

PS: Le Chicago Mercantile Exchange (CME), propriétaire du Nymex, a publié un communiqué dans lequel il indique qu'aucun problème technique n'a été rencontré. source, et ici aussi. les échos