lundi 17 septembre 2012

Des robots trop autonomes, une crainte chez les militaires

C’est aux Etats-Unis que cette réalité nouvelle est le plus manifeste. Son utilité, reconnue à l’unanimité, suscite pourtant des réserves au sein d’une part croissante du commandement militaire, selon une étude menée pour le Département de la défense. Des officiers s’inquiètent en effet de voir arriver sur le terrain des robots toujours plus autonomes. Rapidement, ils devraient pouvoir atterrir et décoller d’un porte-avions sans intervention d’un opérateur humain ou encore analyser le terrain, depuis le ciel, de manière parfaitement automatisée. Beaucoup ont le sentiment de ne plus avoir la main sur le travail de ces appareils et craignent de voir toute une part de l’action militaire s’automatiser en échappant à toute forme de surveillance et de contrôle consciente.

 D’autant plus inquiétant que la sécurité de ces interfaces n’est pas toujours parfaitement assurée. Les Iraniens assurent être en mesure de brouiller les flux d’information qui relient les drones aux satellites, les rendant ainsi totalement inefficaces. Fin 2011, ils avaient ainsi assuré avoir pris le contrôle d’un RQ-170 qui aurait transgressé l’espace aérien iranien. Deux ans plus tôt, ce sont des insurgés irakiens qui auraient pris les commandes d’un aéronef sans pilote grâce à un logiciel téléchargé sur Internet pour une vingtaine d’euros. Info ou intox, difficile à dire. Pourtant, cet été, c’étaient des étudiants d’une université texane qui réussissaient à pirater un drone grâce à du matériel d’une valeur d’un petit millier de dollars.
 Les débats récurrents sur les drones, qu’il s’agisse de philosophie (peut-on laisser une machine tuer un homme ?), de politique (peut-on envoyer des drones dans un espace aérien souverain ?) ou juridique (l’opérateur est-il responsable des pertes causées par l’appareil ?) montrent que leur usage reste entouré d’une vaste part de flou. Une réflexion qui va certainement devoir se mener à vitesse accélérée, les machines ayant déjà très largement investit les armées modernes : aux Etats-Unis, près d’un tiers des aéronefs volent sans pilotes.  source Actudéfense

quand la science fiction des années 1940 devient un souci des années 2012. le temps passe vite !