jeudi 30 août 2012

hausse du pétrole et "baisse" du carburant

Alors que le prix du Brent a augmenté de 25 dollars en deux mois, passant de 90 à 115$/baril, l’actualité internationale est loin de rassurer les marchés.

Au Venezuela, une des plus grosses raffineries du monde était en feu depuis quatre jours après une explosion. Dans le golfe du Mexique, 93% de la production de pétrole soit 1,3 Mb/j et 67% de la production de gaz ont été stoppées et les travailleurs évacués de 49 sites en prévisions du passage de l'ouragan Isaac. De plus, six raffineries d’une capacité totale de 1,3 Mb/j ont été fermées en Louisiane pour la même raison. Dans ces circonstances, il est d’ailleurs fort probable que les Etats-Unis utilisent leurs réserves stratégiques (722 Mb stockés dans le golfe du Mexique) pour soulager un peu la tension sur les prix de l’énergie.
 Enfin, l’euro ne cesse de baisser face au dollar depuis un an, en passant de 1,45$ à 1,25$, ce qui ne manque pas d’alourdir la facture pétrolière des pays de la zone euro. En effet, le pétrole étant coté en dollars, la facture des consommateurs européens augmente d'autant plus que l’euro est en baisse.
 le prix du pétrole sera élevé, sauf crash économique majeur qui ferait baisser la consommation mondiale (ce qui ne manquera pas d’arriver un jour ou l’autre, étant donné le contexte).
 la baisse artificielle et provisoire du prix de l’essence est absurde car elle ne s’accompagne pas d’une profonde mutation notre économie.  C'est un immense challenge pour tout le monde, mais plus les gouvernements s'entêteront à sauver la face d'une économie moribonde, plus ils aggraveront la situation et priveront la population des moyens de réaliser le vrai changement !