mardi 28 août 2012

déjà petit il mordait

.....Ce que l’on sait sur les conséquences d’un jeu "violent", concerne les effets à court terme et ceux à long terme. A court terme, les pensées ayant trait à l’agression augmentent, ce qui contribue à ce que la probabilité d’une provocation légère ou simplement ambigüe soit interprétée de manière hostile. On observe également une augmentation à court terme des affects agressifs, un éveil physiologique (par exemple une augmentation du rythme cardiaque) qui augmente la tendance comportementale dominante. Dans les travaux que nous menons actuellement à Grenoble, nous constatons également des signes de stress (mesurés dans les fréquences de la voix) et de perturbations cardiaques supérieures. Occasionnellement, une imitation directe de conduites agressives observées peut se produire. A long terme, l’exposition répétée favorise le développement d’attitudes, croyances et attentes plus favorables à l’usage de l’agression, crée les schémas de conduite agressifs, qui deviennent cognitivement plus accessibles, et diminue l’accessibilité des schémas de conduite non agressifs. Enfin, on observe une désensibilisation à la violence : la réaction émotionnelle négative normale face à la violence est progressivement érodée......source et plus encore de sources