samedi 11 février 2012

L'Or Bleu, le Pape ou l'Iran

La Marche pour l'Eau atteint Lima

Après dix jours de manifestation, la Marche pour l'Eau a atteint Lima au Pérou.
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Entre 2.000 et 5.000 personnes ont parcouru 700 km en signe de protestation face aux projets miniers d'or et de cuivre dans le nord du pays.  Ils atteindront la place San Martin ce 10 février où ils espèrent pouvoir rencontrer les syndicats et les représentants du gouvernement.

La côte ouest péruvienne, qui abrite 60% de la population, est à l'origine des deux tiers du PIB agricole national. Mais cette région est dépendante des lacs andins où les mines d'or puisent de grandes quantités d'eau. Le projet Conga de Newmont par exemple, à Cajamarca, prévoit ni plus ni moins que la disparition de quatre lacs !

Le gouvernement n'a pas encore réagit à cette manifestation. Mais, hier, deux officiels présents au forum hydraulique à Lima, ont rappelé l'importance économique du projet minier pour le pays alors que le président Ollanta Humala, s'était exprimé lors de la campagne électorale en juin, en faveur des paysans.


Marine Couderette

ET :

Le boom minier en Amérique latine à l'origine de nombreux conflits locaux


LIMA - L'exploitation des ressources naturelles, consécutive à l'explosion des cours des matières premières dont l'Amérique latine est une gigantesque exportatrice, est à l'origine de conflits violents sur tout le continent avec les populations affectées par les projets miniers.

Il y a une augmentation en nombre et en intensité des conflits miniers pour des raisons environnementales. Pour l'eau, pour l'extension des concessions minières, pour la pollution des rivières, pour le déplacement des activités et des populations, détaille à l'AFP l'économmiste Jose de Echave, ex vice-ministre péruvien de l'Environnement.

Mais surtout, c'est pour l'eau, ajoute-t-il.

Du Mexique à la Patagonie, plusieurs méga projets sont freinés ou suspendus en raison du refus résolu de citoyens à sacrifier leur milieu, malgré des études d'impact environnemental favorables présentées par les entreprises et les promesses de progrès social formulées par les gouvernements.

C'est que pour extraire de l'or, de l'argent, du zinc, du cuivre ou du fer, dont regorgent les sous-sols latino-américains, il faut en premier lieu déplacer des villages, abattre des forêts, voire assécher lacs et rivières, ou les transvaser.

Les défenseurs de l'environnement critiquent les millions de litres d'eau nécessaire pour les mines et l'usage de cyanure hautement polluant, comme dans le cas des mines à ciel ouvert, pour séparer l'or de la roche.

Exemple édifiant au Panama, ou un conflit entre les indiens Ngöbe-Buglé et le gouvernement autour d'un gisement de cuivre de 17 millions de tonnes a fait deux morts chez les opposants cette semaine.

Au Pérou, plus gros producteur mondial de cuivre, après des semaines de contestation, le projet Conga, porté par l'Américain Newmont, qui prévoit 4,8 milliards de dollars d'investissement, a été suspendu dans l'attente d'une expertise étrangère.

En Argentine plusieurs projets, notamment aurifères autour de la localité de Famatina (1.300 km au nord-ouest de Buenos Aires), ont été annulés.


Situation identique en Colombie, au Costa-Rica... Selon l'Observatoire des conflits miniers en Amérique latine (OCMAL), il y a plus de 120 conflits en cours sur l'ensemble de la région et ce, quelle que soit la couleur politique des gouvernements.

Il est certain qu'il y a une nouvelle prise de conscience environnementale. Mais les gens se rendent aussi compte des revenus extraordinaires générés par les mines et veulent qu'une partie reste dans leur région, analyse Juan Carlos Belausteguigoitia, économiste de l'environnement pour la Banque mondiale en Amérique latine.

D'après la BM, 30% des investissements mondiaux pour l'exploration de nouveaux gisements se font en Amérique latine, et dans des pays comme le Chili, le Pérou ou la Colombie, le secteur minier peut représenter 20% du PIB. Les chiffres sont encore plus élevés si l'on ajoute les ressources en hydrocarbures, qui posent les mêmes problèmes d'exploitation.

Ces conflits illustrent aussi la situation paradoxale dans laquelle se trouvent les dirigeants régionaux, très majoritairement de gauche et à la tête de pays pauvres: nombre d'entre eux ont profondément révisé la répartition des revenus entre les exploitants et les Etats, voire nationalisé des entreprises, mais ils se trouvent malgré tout aujourd'hui opposés à leur électorat, indigène notamment.

Nous ne pouvons pas être des mendiants assis sur des tas d'or, résume le président socialiste équatorien, Rafael Correa, pour justifier la poursuite de l'exploitation des matières premières.


(©AFP / 11 février 2012) 


quand la population choisit l'Eau contre l'Or elle se fait tirer dessus !!
les mines utilisent une énorme quantité de cyanure pour leur exploitation. les deux articles sont très discrets sur ce point. 

de nombreuse nappes phréatiques en Amérique du Sud ont déjà été empoisonnées. ce qui explique pour beaucoup de ce qui se passe actuellement dans les affrontenments entre populations locales et leurs gouvernements "De Gauche" !!!!

(leur gôôche ressemble étrangement à la nôtre, non ? c'est moi qui me fais des idées ?...)


l'Eau deviendra très rapidement plus onéreuse, précieuse et chère que toute autre matière première.

le conseil (gratuit) de Wendy : achetez un terrain avec une source ! même au milieu de nulle part et attendez 10 ans..heu....2 ans !!! sauf si ..le Pape ici, ou tout autre événement "inattendu" venait à survenir vous prouvant à quel point ce conseil était judicieux et urgent.


(bientôt je vais m'intéresser  aux régions sauvegardées-sauvegardables. s'il y en a, ce qu'a priori je ne pense pas. boutade ? j'espère.)
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par exemple l'Iran peut...... :


ALERTE - L'Iran a brisé l'idole de l'Holocauste


TEHERAN - L'Iran a brisé l'idole de l'Holocauste, a affirmé samedi le président Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours à l'occasion du 33eme anniversaire de la révolution islamique de 1979.

L'Occident et les colonialistes, pour dominer le monde, ont créé une idole qu'ils ont appelée le régime sioniste. L'esprit de cette idole est l'Holocauste (...) et la nation iranienne, avec courage et clairvoyance, a brisé l'idole, préparant la libération des peuples occidentaux, a déclaré M. Ahmadinejad, qui a suscité de vives réactions internationales en niant à plusieurs reprises, dans le passé, le génocide des Juifs durant la Seconde guerre mondiale.


(©AFP / 11 février 2012) 


encore l'Iran :


ALERTE - Nucléaire: l'Iran ne capitulera pas face au langage de la force


TEHERAN - L'Iran ne capitulera jamais face au langage de la force dans ses négociations nucléaires avec les grandes puissances, a affirmé samedi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours marquant le 33e anniversaire de la Révolution islamique de 1979.

Si vous utilisez le langage de la force, je vous le dis clairement, la nation iranienne ne capitulera jamais, a déclaré le président en s'adressant aux Occidentaux. Le seul chemin pour vous est de reconnaître les droits de la nation iranienne (en matière nucléaire) et de revenir à la table des négociations, a ajouté M. Ahmadinejad dans son discours retransmis par la télévision d'Etat.


(©AFP / 11 février 2012 )  les 2 articles Romandie News en "alerte"...


.............................................................. un verre d'eau et une aspirine !!!!! au fait, pour ceux qui ont de l'or, ce sera toujours utile pour acheter des fusils afin de défendre votre trou .......................d'eau !
 

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