vendredi 22 avril 2011

fukushima : les larmes des ANCIENS.....l'oubli des poissons rouges

Une tablette de pierre dans Aneyoshi, au Japon qui met en garde les résidents de ne pas construire de maisons en dessous. Des centaines de » ces pierres tsunami » vieilles d’un peu plus de six siècles se retrouvent  sur les côtes du Japon.
ANEYOSHI, Japon 
MARTIN FACKLER Published: April 20, 2011

Tsunami Warnings, Written in Stone

Les habitants déclarent que cette injonction de leurs ancêtres a permis de conserver leur petit village de 11 ménages hors de la portée du tsunami meurtrier le mois dernier.
Les vagues se sont arrêtées à seulement 300 pieds au-dessous de la pierre.
 
«Les pierres sont « des avertissements tsunami » à travers les générations ».
elles disent  aux descendants d'éviter les  souffrances de leurs ancêtres», a déclaré Itoko Kitahara, une spécialiste de l'histoire des catastrophes naturelles à l'Université Ritsumeikan à Kyoto. "Certains endroits ont  tenu compte de ces leçons du passé, mais beaucoup non !"
Les pierres plates, certaines hautes de 10 pieds, sont monnaie courante le long du rivage nord-est du Japon.
Alors que certaines sont si vieilles que les personnages ne sont plus visibles, la plupart ont été érigées il y a un siècle après deux tsunamis meurtriers, dont un en 1896 qui a tué 22.000 personnes.
Ce sont des mises en garde simples de tout laisser tomber et de chercher un terrain plus élevé après un fort séisme. Certaines fournissent des rappels sombres à la force des vagues destructrices en dressant la liste des morts passés ou la place des fosses communes.
  
"Comme le temps passe, les gens oublient inévitablement, jusqu'à ce qu'un autre tsunami vient qui tue plus de 10.000 personnes", a déclaré Fumio Yamashita, un historien amateur dans la préfecture d'Iwate, où Aneyoshi est situé. Il a écrit 10 livres sur les tsunamis. Le Japon a négligé d'enseigner sa » tradition tsunami dans les écoles ».
Pourtant, des experts locaux ont déclaré que les pierres et d'autres  enseignements des « anciens » ont contribué à la prise de conscience globale des tsunamis, comme on le voit dans les exercices d'évacuation annuels.
A  Aneyoshi " M. Kimura, le chef du village, appelle les inscriptions sur les pierres : «une règle de nos ancêtres », que personne n’ose briser."
 du coup : ils sont restés vivants !
c'est ça les poissons rouges dans le bocal : ils oublient....
le passé, ont peur du présent et ne pensent pas au futur...
belle histoire qui peut s'appliquer à tous les pans de notre "vie sociale".
un "clou chasse l'autre" ...il peut aussi crucifier....

2 commentaires:

  1. salut,
    j ai deja crois cet article sur le site de Chatillon, en fait il ne manque qu une info : a quelle hauteur se trouvent ces pierres par rapport au niveau de la mer ??

    cordialement Julien

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  2. ce n'est pas sur l'article du nytimes.
    et j'ai gardé cet article depuis hier pour pouvoir en traduire des extraits ce matin !!!cher ami..

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